VVX 2026 : quand la progression construite à l’entraînement prend forme sur le terrain 🌋
- Ibex outdoor
- 25 mai
- 3 min de lecture
Le week-end dernier, plus de 20 athlètes Ibex outdoor étaient présents sur les différents formats de la Volvic Volcanic Experience. Une édition 2026 particulièrement exigeante, marquée par des conditions presque hivernales : froid, pluie, grésil et même de la neige sur certaines portions du Sancy pour les participants de la XTGV.
Mais au-delà des résultats, cette VVX a surtout illustré quelque chose que l’on retrouve souvent dans les préparations construites sur plusieurs mois : la confiance que les athlètes arrivent à développer progressivement lorsqu’ils comprennent leur entraînement, assimilent les charges et découvrent qu’ils sont capables d’aller plus loin qu’ils ne l’imaginaient.
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Chez beaucoup d’athlètes présents ce week-end, il n’était pas seulement question d’un chrono ou d’un classement. Certains découvraient un nouveau format, d’autres validaient une progression engagée depuis plusieurs saisons, tandis que certains venaient chercher de la performance sur des formats longs particulièrement relevés.
C’est notamment le cas d’Antoine Tillie, qui décroche une superbe 3e place sur le 110 km après un début de saison construit autour du Marathon de Barcelone puis de la VVX. Une préparation marquée par une périostite qui a nécessité plusieurs ajustements dans l’entraînement, sans remettre en cause la dynamique de progression. Après un marathon couru en 2h39 à Barcelone, l’objectif était ensuite de transférer ce travail vers un format trail plus roulant. Résultat : une course maîtrisée de bout en bout et un podium sur le 110 km.
Sur le 45 km, Ludivine Segaud faisait elle partie des athlètes qui abordaient un format qui semblait encore difficilement envisageable il y a quelques années. La préparation construite avec Florent s’est progressivement articulée autour d’une augmentation du volume, de week-ends chocs et d’un travail important sur la gestion de l’effort. Elle raconte d’ailleurs avoir parfois douté de sa capacité à enchaîner certaines charges d’entraînement avant de réaliser, semaine après semaine, qu’elle était capable de les absorber. Malgré des conditions météo compliquées et plusieurs moments difficiles en course, elle termine finalement en 6h13, soit plus de 30 minutes sous l’objectif initialement fixé.
Cette notion de progression est également revenue dans le retour de Perrine Comte. L’année dernière, elle avait participé au format 24 km sans réelle préparation et gardait le souvenir d’une course subie. Cette saison, après plusieurs mois d’entraînement structurés avec Lucas, elle boucle son 26 km en 2h35 avec des sensations totalement différentes : davantage de maîtrise, plus de confiance et même la capacité d’accélérer dans les derniers kilomètres. Une évolution qu’elle décrit elle-même comme « énorme » en seulement quelques mois.

Chez Pierre-Baptiste Parrot, la préparation avait été légèrement perturbée par une petite chirurgie quelques semaines avant la course puis par une alerte au genou à J-15. L’objectif était donc surtout d’arriver au départ avec suffisamment de fraîcheur et de continuité dans le travail spécifique. Longtemps dans les temps visés malgré des conditions rendues difficiles par la météo et les dépassements sur le parcours, il termine finalement en 4h22 après avoir dû gérer une grosse crampe dans les derniers kilomètres.
Enfin, Marie Lebreton souligne elle aussi l’importance d’une préparation adaptée au contexte de l’athlète. Après une entorse juste avant le début du suivi, l’objectif principal était avant tout de reconstruire progressivement sans rechute. Une approche qui lui a permis d’arriver sereinement sur la course et de réaliser un résultat supérieur à ses attentes.
Ce type de week-end rappelle finalement qu’un accompagnement ne se résume pas à une succession de séances. Derrière chaque course, il y a des ajustements, des échanges, des périodes de doute, des adaptations face aux imprévus et surtout une progression qui se construit dans le temps.
Et si les podiums et les chronos restent de beaux marqueurs de performance, certaines des plus grandes réussites du week-end étaient peut-être ailleurs : dans la confiance gagnée au fil des mois, dans la découverte de nouvelles capacités ou simplement dans le fait de prendre le départ d’un format qui semblait encore inaccessible quelque temps auparavant. 🖤
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