Championnats du monde de gravel 2026 : de ses premières courses à l'Australie, le défi de Marie Croisille 🇦🇺
14e des Championnats du monde de gravel en Australie, Marie Croisille vient de conclure une saison aussi dense qu'enrichissante. Un résultat qui prend une dimension particulière lorsque l'on sait qu'elle disputait ses premières compétitions de gravel quelques mois auparavant. Entre qualification sur le circuit UCI, préparation de la CCC et découverte du niveau mondial, retour sur une année construite avec Léo, son entraîneur chez Ibex outdoor.

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Un objectif né aux Championnats du monde 2025 🌍
Tout commence à l'automne 2025. Marie accompagne son compagnon Baptiste aux Championnats du monde de gravel aux Pays-Bas et découvre une compétition à laquelle elle aimerait, elle aussi, participer.
La perspective de l'édition suivante, organisée en Australie, finit de la convaincre.
À cette période, Marie pratique déjà régulièrement le vélo, mais sans véritable structure d'entraînement. Les sorties dépendent principalement de la météo, des envies et des disponibilités, avec une approche davantage tournée vers le plaisir que vers la recherche de performance.
Fin 2025, elle décide de faire évoluer sa pratique et commence un suivi avec Léo, entraîneur chez Ibex outdoor.
Ensemble, ils définissent un calendrier de compétitions sur route et en gravel, avec trois possibilités de qualification aux Championnats du monde entre février et avril 2026. L'objectif est ambitieux, mais la démarche est progressive : construire les bases nécessaires pour supporter davantage d'entraînement, développer ses qualités physiques et apprendre à courir dans des contextes de plus en plus relevés.
Un hiver consacré à construire les bases 🧱
À partir de novembre, le quotidien sportif de Marie change sensiblement. Les sorties à vélo prennent progressivement la place des activités hivernales habituelles, notamment du ski de randonnée. Les séances sur home-trainer se multiplient en semaine et les sorties extérieures se poursuivent malgré le froid et la pluie.
L'enjeu de cette première période est avant tout de développer sa capacité à accumuler et assimiler une charge d'entraînement régulière.
En février, Marie prend le départ de sa première compétition de gravel, la Santa Vall, à Gérone. Deux étapes qui lui permettent de découvrir les exigences de la discipline en compétition et de se confronter à d'autres concurrentes.
Les sensations sont bonnes et le travail réalisé pendant l'hiver semble porter ses fruits. Une semaine plus tard, elle dispute sa première épreuve qualificative UCI en Espagne. Le parcours, avec 90 kilomètres et 3 000 mètres de dénivelé positif, ne correspond pas particulièrement à ses qualités du moment.
Sur les dix concurrentes de sa catégorie, seules les trois premières peuvent obtenir leur qualification. Marie termine finalement 4e, à une place de son objectif. Un premier résultat encourageant, qui confirme néanmoins qu'elle est capable de rivaliser dans sa catégorie.
Trois tentatives pour décrocher son billet pour l'Australie 3️⃣
La deuxième occasion arrive à la fin du mois de mars, sur un parcours radicalement différent : 145 kilomètres pour seulement 60 mètres de dénivelé positif.
Cette fois, la difficulté ne réside pas dans les ascensions, mais dans la vitesse, le placement et la capacité à rester au contact du peloton de tête. Marie doit terminer parmi les cinq premières de sa catégorie pour se qualifier.
Malheureusement, une chute au 35e kilomètre provoque une cassure dans le peloton et compromet ses chances de rester avec les meilleures. Malgré une course disputée à 32 km/h de moyenne, sa meilleure vitesse moyenne en gravel jusqu'alors, elle termine 7e.
L'expérience reste néanmoins enrichissante, notamment sur la gestion des courses rapides et les dynamiques de peloton. La dernière chance arrive fin avril, à Monaco, sur un parcours de 120 kilomètres et 2 500 mètres de dénivelé positif.
Plus technique, cette troisième épreuve correspond davantage à certaines de ses qualités, particulièrement dans les descentes. Marie réalise une course solide, parvient à jouer les premières places et décroche finalement la 2e place de sa catégorie.
Cette fois, l'objectif est atteint : elle est qualifiée pour les Championnats du monde de gravel en Australie. Six mois après avoir décidé de structurer son entraînement, Marie vient de franchir une étape majeure de son projet sportif.
Une préparation qui doit aussi laisser de la place à la CCC 🏔️
La qualification acquise, Marie peut désormais se concentrer sur un autre objectif important de sa saison : la CCC, l'ultra-trail de 100 kilomètres organisé autour du massif du Mont-Blanc.
Un défi supplémentaire qui complique nécessairement la construction de sa saison.
L'entraînement doit désormais intégrer davantage de course à pied, tout en préservant une partie des qualités développées sur le vélo. Les contraintes mécaniques, musculaires et énergétiques des deux disciplines ne sont pas identiques, et la transition nécessite une attention particulière.
Avec Léo, la planification évolue donc pour accorder davantage de place au trail, sans abandonner complètement le cyclisme.
Cette période est également marquée par les contraintes professionnelles, les événements du quotidien, plusieurs épisodes de fatigue et quelques compétitions dont les résultats ne répondent pas entièrement aux attentes de Marie.
L'enjeu n'est plus simplement de poursuivre la progression dans une discipline, mais de trouver un équilibre permettant de préparer deux objectifs très différents au sein d'une même saison.
Fin août, Marie prend le départ de la CCC et franchit la ligne d'arrivée après 22h45 d'effort.
Une réussite supplémentaire, mais aussi une épreuve qui laisse nécessairement des traces avant le retour à la préparation cycliste.
Une dernière ligne droite entre fatigue et incertitudes ⚖️
Après quelques jours de récupération, Marie retrouve progressivement le vélo avec l'objectif de réintroduire de l'intensité avant les Championnats du monde.
Pour autant, les sensations ne sont pas immédiatement au rendez-vous.
La fatigue musculaire accumulée au cours des mois précédents reste perceptible, tandis que l'approche de l'échéance fait apparaître quelques doutes. Marie a même le sentiment de régresser sur le vélo. Une perception que Léo nuance au regard des données d'entraînement et des performances réalisées sur ses dernières compétitions de septembre.
Cette différence entre les sensations de l'athlète et les indicateurs objectifs constitue un élément intéressant du suivi. Les données ne remplacent pas le ressenti, mais elles permettent de le contextualiser, notamment lorsque la fatigue et la pression d'un objectif majeur viennent modifier la perception de son niveau de forme.
L'objectif est alors de retrouver suffisamment de fraîcheur et de confiance pour prendre le départ dans les meilleures conditions possibles, sans chercher à rattraper artificiellement les séances qui n'auraient pas été réalisées.
Le départ pour l'Australie approche. Le travail est fait. ✅
125 kilomètres, 3 200 mètres de dénivelé et une 14e place mondiale 🏆
Une fois arrivée en Australie, Marie retrouve rapidement l'enthousiasme qui l'avait poussée à se lancer dans cette aventure.
Les premières sorties au milieu des paysages australiens, entre kangourous et oiseaux locaux, permettent de retrouver le plaisir de rouler et de relâcher une partie de la pression accumulée.
Le parcours des Championnats du monde reste particulièrement exigeant : 125 kilomètres et environ 3 200 mètres de dénivelé positif, avec des conditions météorologiques difficiles le jour de la course.
Vingt concurrentes sont au départ dans sa catégorie. L'objectif de Marie est de rester au contact des meilleures aussi longtemps que possible, tout en conservant une gestion cohérente de son effort.
Dès la première ascension, le rythme imposé par les concurrentes les plus fortes l'oblige néanmoins à laisser partir le groupe de tête. Plutôt que de chercher à suivre une intensité qu'elle ne pourrait probablement pas soutenir sur l'ensemble du parcours, Marie choisit de se concentrer sur sa propre course.
Malgré la pluie, le vent et la boue, les sensations restent bonnes et le plaisir est présent.
« Je donne tout et je pense à toutes ces heures passées sur le vélo, aux sacrifices, aux coups de moins bien et à cet objectif qui est enfin là ! »
Après un peu plus de six heures d'effort, elle franchit la ligne d'arrivée à la 14e place de sa catégorie, avec le sentiment d'avoir pleinement profité de cette première expérience mondiale.
Une performance qui prend tout son sens au regard du chemin parcouru depuis l'automne précédent.
Ce que racontent les données de sa préparation 📊
Au-delà des résultats, les données d'entraînement permettent de mieux mesurer le travail réalisé au cours de la saison.
Sur la période représentée dans son historique, entre la fin décembre 2025 et le début du mois d'octobre 2026, Marie a accumulé un volume d'entraînement conséquent, réparti entre plusieurs disciplines.
304h23 de vélo, discipline principale de sa préparation.
108h15 de course à pied, notamment en lien avec son objectif sur la CCC.
14h26 de musculation, en complément de son entraînement d'endurance.
Plus de 436 heures d'entraînement cumulées, en incluant les autres activités enregistrées.
Les graphiques montrent également une répartition très variable de la charge selon les périodes. Certaines semaines dépassent les quinze heures d'entraînement, tandis que d'autres sont volontairement plus légères ou davantage consacrées à la course à pied.
Cette variabilité reflète les différentes phases de la saison : construction hivernale, premières compétitions de gravel, préparation spécifique trail, récupération après la CCC, puis retour vers le cyclisme.

L'objectif d'une telle organisation n'est pas de maintenir une charge élevée toute l'année, mais de faire évoluer les contenus selon les échéances, les capacités de récupération et les contraintes du moment.
Les données de sa course australienne illustrent quant à elles l'exigence de l'épreuve : environ 6h15 d'effort, près de 2 900 mètres de dénivelé positif enregistrés et une fréquence cardiaque moyenne de 161 battements par minute, soit 84 % de sa fréquence cardiaque maximale renseignée.
Son ressenti d'effort de 10/10 confirme la difficulté de cette journée, sans pour autant diminuer la satisfaction ressentie à l'arrivée.
Une saison qui illustre la richesse d'un accompagnement individualisé 🤝🏼
En moins d'un an, Marie est passée d'une pratique cycliste essentiellement récréative à une saison comprenant plusieurs compétitions internationales de gravel, une qualification aux Championnats du monde et une participation à la CCC.

Une trajectoire qui ne repose pas uniquement sur l'augmentation du volume d'entraînement.
Avec Léo, l'enjeu a été de construire une progression cohérente malgré la diversité des objectifs, de prendre en compte la fatigue accumulée, d'adapter les séances aux contraintes professionnelles et de préserver le plaisir qui reste au cœur de sa pratique sportive.
Cette saison rappelle également que la réussite d'un projet ne se mesure pas uniquement à un classement. Pour Marie, la 14e place mondiale représente l'aboutissement de plusieurs mois de préparation, mais aussi une accumulation d'expériences et d'apprentissages qui serviront pour la suite.
Elle termine cette année avec de nouvelles références, une meilleure connaissance de ses capacités et surtout l'envie de poursuivre l'aventure.
Structurer sa préparation avec Ibex outdoor
Chez Ibex outdoor, chaque accompagnement s’adapte à votre rythme, vos contraintes et vos ambitions. Qu'importe votre objectif ou votre niveau, notre mission reste la même : vous aider à progresser durablement, sans perdre le plaisir de courir.


