Maxi-Race 2026 : Ibex s'invite sur le podium ! 🏆
- Ibex outdoor
- 1 juin
- 6 min de lecture
Dernière mise à jour : 2 juin
Chaque année, la Maxi-Race s'impose comme l'un des grands rendez-vous du calendrier trail français. Avec ses parcours exigeants autour du lac d'Annecy, ses longues ascensions, ses descentes techniques et souvent des conditions météorologiques piégeuses, l'événement attire aussi bien les meilleurs traileurs que de nombreux amateurs venus se confronter à un défi à la hauteur de leurs ambitions.
Pour cette édition 2026, plus de 30 athlètes Ibex outdoor étaient présents sur les différents formats du week-end. Un week-end marqué par plusieurs belles performances, mais aussi par de nombreuses expériences fortes pour les athlètes engagés sur les sentiers annéciens.
Parmi les faits marquants, Blandine Orsini, membre du Team ASCENT, décroche une superbe 3e place sur le 100 km et ses 5500 m de dénivelé positif en 12h31. Une performance qui lui permet également de se classer 34e au scratch. Sur ce même format, notre ambassadeur Adrien Berthod signe une solide 24e place en 12h07.

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Derrière ces résultats se cachent plusieurs mois de préparation, de construction et d'adaptation.
Pour Blandine, cette performance récompense un travail minutieux réalisé au fil des semaines. L'augmentation progressive du volume, le retour des longues sorties en montagne, le travail spécifique trail ainsi qu'un week-end de reconnaissance du parcours lui ont permis d'aborder l'épreuve avec confiance. En course, la stratégie mise en place a parfaitement fonctionné. Prudente sur la première moitié du parcours, notamment dans les descentes, elle a ensuite pu exploiter pleinement ses qualités lorsque la fatigue a commencé à s'installer chez de nombreuses concurrentes. Une gestion maîtrisée qui lui permet de jouer les premières places jusqu'aux derniers kilomètres et de repartir d'Annecy avec un podium de prestige et beaucoup de confiance pour la suite de la saison.
Si certains ont joué les premiers rôles, la Maxi-Race a surtout mis en lumière la diversité des projets portés par les athlètes Ibex outdoor. Derrière chaque dossard se cachait une préparation différente, des contraintes propres à chacun et une manière singulière de vivre l'événement.
La meilleure préparation ne garantit pas une course linéaire. Arthur Bourgade en a fait l'expérience sur le format 100 km. Après plusieurs mois de préparation avec Pierre-Adrien et un objectif clair : profiter pleinement de la course tout en conservant suffisamment de fraîcheur pour courir dans la dernière grande descente, les choses se compliquent très tôt. Une blessure l'avait déjà contraint à ne plus courir durant les dix jours précédant le départ, avant que de fortes douleurs intestinales ne viennent perturber le début de course.
Contraint de revoir complètement sa stratégie d'alimentation, Arthur parvient malgré tout à poursuivre son effort, notamment grâce à une gestion pragmatique de la situation et à quelques solutions trouvées sur les ravitaillements. Une fois les difficultés digestives mieux maîtrisées, il retrouve progressivement de bonnes sensations et peut poursuivre sa progression jusqu'à l'arrivée. Il boucle finalement les 100 kilomètres en 15h23, un résultat conforme à ses attentes initiales. Plus encore que le chrono, c'est surtout l'absence de douleur musculaire ou articulaire à l'arrivée qui valide le travail réalisé pendant la préparation et lui permet déjà de se projeter vers ses prochains objectifs estivaux.
La Maxi-Race est aussi une course qui accompagne parfois les sportifs pendant de nombreuses années avant même qu'ils ne prennent le départ. Jérémy Faure en est un parfait exemple. En 2016, il participait au format découverte de l'événement, un trail de 15 kilomètres et 1000 mètres de dénivelé positif. À l'époque, il regardait déjà avec admiration les participants de la "grande" Maxi-Race en se demandant s'il serait un jour capable de s'y aligner.
Dix ans plus tard, quelques jours avant son quarantième anniversaire, il concrétise finalement ce projet accompagné par Quentin. Malgré une petite alerte au mollet dans les dernières semaines de préparation, il arrive au départ avec un objectif simple : franchir la ligne d'arrivée en moins de 24 heures. Après une première partie de course parfaitement maîtrisée puis une seconde moitié rendue plus difficile par la chaleur, les douleurs musculaires et les ampoules, il boucle finalement l'épreuve en 20h38. Bien au-delà du résultat, cette arrivée représente surtout l'aboutissement d'un objectif qui l'accompagnait depuis une décennie.

Sur le SHOKZ Demi Tour du Lac d'Annecy, plusieurs athlètes vivaient également une première expérience sur ce format exigeant de 60 km et 3200 m D+.
Aurore Quantin prenait le départ du plus long format qu'elle ait jamais couru. Une préparation perturbée par une blessure lors des deux dernières semaines avait même fait planer le doute sur sa participation. Finalement présente sur la ligne de départ, elle a pu profiter pleinement de sa course et franchir l'arrivée avec le sourire après une journée riche en émotions.
Même constat pour Sylvestre Bourgeat, qui bouclait lui aussi le Demi Tour du Lac en 7h09. Habitué aux formats plus courts, il souhaitait découvrir les exigences de la longue distance seulement un an après son premier dossard. Malgré une préparation sérieuse menée avec Antonin, cette course lui a surtout permis de mesurer l'importance de la gestion de l'effort, de l'alimentation et de la stratégie sur des formats de plusieurs heures. Confronté à la chaleur, aux difficultés nutritionnelles et à une fin de course particulièrement exigeante, il retient surtout les enseignements accumulés tout au long de la journée. Une expérience parfois frustrante sur le moment, mais particulièrement riche pour la suite de son parcours de traileur.
Noa Demilly prenait lui aussi le départ du SHOKZ Demi-Tour du Lac après une préparation perturbée par une douleur au tendon d'Achille apparue au printemps. Contraints de revoir le plan initial avec Maxime Bruder, ils ont progressivement adapté le travail afin de permettre un retour à l'entraînement sans compromettre l'objectif. Malgré une forte chaleur et un passage difficile dans la dernière montée, Noa termine en 8h03 à la 208e place après une course parfaitement maîtrisée, gagnant près de 200 positions entre les premiers kilomètres et l'arrivée. Une belle récompense pour une préparation construite autour de l'adaptation plutôt que de la perfection.
Pour Corentin, la Maxi-Race arrivait seulement quelques semaines après son Marathon d'Annecy. Une douleur au TFL en fin de préparation marathon avait nécessité plusieurs ajustements avec Anthonin afin de reprendre progressivement l'entraînement tout en préservant la récupération. Un mois seulement après son marathon, il abordait cette épreuve avec un volume de dénivelé limité et quelques interrogations sur sa capacité à enchaîner les efforts. Malgré cela, il a su gérer intelligemment son allure tout au long du parcours, profiter de ses qualités en descente et tirer de précieux enseignements pour ses prochains objectifs estivaux.
Le week-end avait également une saveur particulière pour Marie Koeberlé. Presque sept mois après son accouchement, notre diététicienne-nutritionniste retrouvait un dossard sur le Quart du Tour du Lac. Plus qu'un objectif chronométrique, cette course représentait surtout une étape importante dans son retour progressif à l'entraînement après la grossesse. Retrouver la confiance sur les sentiers, reprendre du plaisir et constater que les sensations étaient toujours là : autant d'éléments qui ont fait de cette reprise un moment particulièrement fort en émotion.
Du côté du relais, Nathan Cesbron a lui aussi vécu une très belle expérience. Après avoir terminé sa saison d'hiver en station mi-avril, sa préparation pour la Maxi-Race s'est construite sur une période relativement courte avec l'aide de Léo. Malgré ce contexte, la progression a été rapide grâce à un entraînement structuré et adapté à ses contraintes professionnelles. Sur sa portion du relais, il boucle les premiers kilomètres jusqu'à Doussard en 6h10, soit bien en avance sur l'objectif qu'il s'était fixé avant le départ.
Cette Maxi-Race 2026 aura une nouvelle fois rappelé qu'il existe mille façons de réussir une course. Pour certains, ce sera un podium. Pour d'autres, un premier format long, un retour à la compétition après une grossesse, un objectif construit depuis dix ans ou encore une course sauvée malgré les imprévus.
Derrière ces expériences très différentes se retrouve pourtant un point commun : plusieurs mois de travail, d'adaptation et de progression pour arriver au départ dans les meilleures conditions possibles.
Au regard des résultats, des apprentissages et des sourires aperçus tout au long du week-end, cette édition 2026 restera sans aucun doute comme une belle réussite pour les athlètes Ibex outdoor.
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