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Blandine Orsini : quand la structuration de l’entraînement révèle le potentiel 📈

Une progression ne se résume jamais à une simple augmentation d’index ou à une amélioration de classement. Derrière les chiffres se cachent des adaptations physiologiques, des choix méthodologiques, une planification cohérente et surtout la capacité à transformer un potentiel brut en projet de performance.


En l’espace de six mois, Blandine Orsini a vu son UTMB® Index progresser de 649 à 703, avec une meilleure cotation à 728 obtenue lors de sa troisième place sur le 100 km de la Maxi-Race (12 h 30 pour 5 500 m D+). Sur la même période, elle est passée de la 336e à la 60e place du classement national français.


evolution blandine orsini

Ces résultats sont significatifs. Mais ils sont avant tout la conséquence visible d’un processus de développement construit autour d’une idée simple : structurer sans dénaturer.



Bienvenue sur le blog d'Ibex outdoor, agence spécialisée dans l'entraînement en sports d'endurance

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  1. Un potentiel physiologique déjà identifiable 🔍


Lorsque Blandine rejoint le Team ASCENT en décembre, elle possède déjà plusieurs éléments caractéristiques des profils à fort potentiel. Son expérience du trail reste relativement récente. Avant son installation à Grenoble, elle évoluait principalement en région parisienne, sans encadrement spécifique, avec une pratique orientée vers les courses nature, les formats Spartan et une approche largement guidée par le plaisir de l’effort en extérieur.


Pourtant, malgré l’absence de planification avancée, sa progression était constante. Atteindre un UTMB® Index de 649 dans ce contexte constituait déjà un indicateur intéressant. Non pas parce que la valeur en elle-même était exceptionnelle, mais parce qu’elle avait été obtenue sans véritable structuration de l’entraînement, sans travail physiologique ciblé et sans exploitation complète des leviers de progression disponibles.


Pour Simon Tissier, entraîneur principal du Team ASCENT, le constat était clair : le potentiel était déjà présent. L’objectif n’était donc pas de reconstruire entièrement son fonctionnement, mais d’apporter davantage de précision dans l’identification des qualités à développer et dans l’organisation des charges d’entraînement.


Chez les athlètes en progression rapide, la question n’est souvent pas de savoir s’ils travaillent suffisamment, mais si leur investissement est dirigé vers les adaptations les plus pertinentes.


  1. Évaluer avant de planifier ⚖️


La première étape du suivi a consisté à objectiver le profil physiologique de Blandine.Deux semaines de tests ont été mises en place afin d’obtenir des données exploitables pour la construction de la saison. Des tests de vitesse critique ont permis d’établir les zones d’intensité de travail et d’évaluer plusieurs paramètres déterminants pour la suite de la planification.


L’analyse du facteur d’endurance a notamment permis de mieux comprendre la relation entre ses capacités aérobies et sa résistance à la fatigue. Les résultats ont également mis en évidence une marge de progression importante sur les intensités élevées.


Comme chez de nombreux trailers issus d’une pratique peu structurée, le développement du système aérobie avait été largement stimulé par l’accumulation naturelle de volume. En revanche, les sollicitations proches de VO2max, les efforts neuro-musculaires et les contenus visant à améliorer la puissance aérobie maximale étaient relativement peu présents.


Cette observation a fortement orienté les premiers blocs de travail. Parallèlement, un travail de calibration du RPE (Rate of Perceived Exertion) a été réalisé. Cet aspect est souvent sous-estimé alors qu’il constitue un élément central du suivi moderne. La capacité d’un athlète à évaluer correctement son niveau d’effort permet d’interpréter beaucoup plus finement les réponses à l’entraînement et d’ajuster la charge avec davantage de précision.


Les données physiologiques donnent une direction. Le ressenti permet de comprendre comment l’organisme réagit réellement à cette direction.


  1. Développer VO2max pour augmenter le plafond physiologique 🫀


Le premier cycle de développement a été construit autour d’un objectif clair : augmenter le plafond physiologique de l’athlète. Le bloc S3 à S5 a donc été orienté vers le développement de VO2max et des qualités neuro-musculaires.



Cette stratégie peut sembler contre-intuitive pour une athlète préparant à moyen terme des formats longs. Pourtant, elle repose sur un principe fondamental de l’entraînement d’endurance : la performance sur ultra-distance dépend en grande partie de la capacité à exploiter un pourcentage élevé de sa puissance aérobie maximale.


Autrement dit, plus le plafond est élevé, plus les intensités sous-maximales deviennent économiquement accessibles.


Le travail réalisé durant cette période visait donc à améliorer :

  • la puissance maximale aérobie ;

  • le recrutement neuromusculaire ;

  • la capacité à produire des intensités élevées ;

  • l’économie de course à haute vitesse ;

  • la réserve fonctionnelle disponible pour les futurs blocs spécifiques.


Cette phase a été menée avec prudence compte tenu de l’historique de Blandine, notamment une gêne récurrente aux ischio-jambiers observée les saisons précédentes. L’objectif n’était pas simplement de produire de la charge, mais de créer une adaptation durable sans augmenter inutilement le risque de blessure.


  1. La force comme support de performance 🏋🏼‍♀️


L’un des principes du suivi a été de conserver les éléments qui fonctionnaient déjà. La musculation faisait partie des habitudes de Blandine avant son arrivée au Team ASCENT. Les retours étaient positifs et les adaptations observées cohérentes avec les exigences du trail.


Le travail n’a donc pas consisté à supprimer ce contenu mais à le rendre plus spécifique. Les séances ont progressivement été orientées vers le développement de la force maximale, avec pour objectif d’améliorer le rapport force/poids, la capacité de production mécanique et la résistance musculaire indirecte.


Chez le trailer, la force maximale constitue un levier particulièrement intéressant. Elle permet notamment :

  • d'améliorer l’économie de course ;

  • de réduire le coût énergétique relatif des contractions ;

  • d’augmenter la tolérance aux descentes ;

  • de limiter la dégradation mécanique en fin d’épreuve ;

  • de renforcer la robustesse globale face aux charges d’entraînement.


L’enjeu n’était donc pas de faire davantage de musculation, mais de mieux intégrer celle-ci dans la logique globale de développement.


  1. Une planification construite autour des adaptations 🔄


L’intégration au Team ASCENT et à l’accompagnement Ibex outdoor a marqué une évolution importante dans la manière d’aborder l’entraînement. La planification a été construite selon une logique de périodisation relativement classique mais fortement individualisée.


Chaque bloc répondait à un objectif physiologique précis :

  • développement de VO2max ;

  • amélioration des qualités neuro-musculaires ;

  • augmentation du seuil 2 ;

  • développement de la durabilité ;

  • transfert vers les exigences spécifiques du trail long.


L’ensemble du suivi a été centralisé via Nolio afin de suivre les indicateurs de charge, les réponses aux séances et l’évolution globale du projet. Cependant, les données n’ont jamais constitué une finalité.


Les métriques permettent d’objectiver certaines tendances, mais elles ne remplacent ni l’analyse de l’entraîneur ni les retours de l’athlète. Les sensations, la fatigue perçue, la récupération et la capacité à absorber les blocs restent des éléments essentiels dans la prise de décision.


La performance durable repose rarement sur l’application rigide d’un plan. Elle repose davantage sur la capacité à ajuster ce plan en fonction des réponses observées.


  1. Du développement général à la spécificité trail 🏔️


Une fois le premier cycle terminé, la planification s’est orientée vers des contenus davantage centrés sur les exigences du trail. Le bloc S6 à S12 a été consacré au développement du seuil 2 et de la durabilité. Le seuil 2 représente une intensité particulièrement intéressante chez les traileurs performants. Son amélioration permet d’augmenter la vitesse ou la puissance soutenable sur des durées prolongées tout en améliorant la capacité à maintenir un haut niveau d’engagement métabolique.


Parallèlement, le travail de durabilité visait à limiter la dérive physiologique observée lors des efforts prolongés. En trail long, la question n’est pas uniquement de savoir quelle intensité un athlète peut produire lorsqu’il est frais. La véritable problématique consiste à déterminer quelle intensité il est encore capable de maintenir après plusieurs heures d’effort, lorsque la fatigue musculaire, énergétique et nerveuse s’installe.


Le bloc S15 à S20 a ensuite marqué l’entrée dans la préparation spécifique de la Maxi-Race.

L’objectif était alors de transférer les adaptations précédemment développées vers une intensité proche du premier seuil ventilatoire (SV1), zone particulièrement pertinente pour un effort de 100 km.


L’idée était simple : exploiter un SV1 plus élevé grâce aux gains obtenus sur VO2max et sur le seuil 2 afin d’améliorer la vitesse durable de course.


Cette logique illustre parfaitement la hiérarchie des adaptations recherchées :

  1. Augmenter le plafond.

  2. Développer les capacités intermédiaires.

  3. Renforcer la durabilité.

  4. Transférer vers la spécificité de l’épreuve.


  1. La Maxi-Race comme validation du modèle 🥉


La troisième place obtenue sur le 100 km de la Maxi-Race constitue une validation particulièrement intéressante du travail réalisé.


podium maxirace

Avec un temps de 12 h 30 sur un parcours exigeant totalisant 5 500 m de dénivelé positif, Blandine atteint une cotation UTMB® Index de 728, soit sa meilleure performance à ce jour.

Au-delà du résultat, cette course confirme surtout la cohérence du processus.


Les adaptations développées durant l’hiver et le printemps ont pu être transférées efficacement vers une épreuve longue. La progression observée sur les indicateurs de performance n’est donc pas le fruit d’un pic de forme isolé mais la conséquence logique d’une amélioration globale du profil physiologique.



En six mois :

  • UTMB® Index : 649 → 703 ;

  • meilleure cotation : 728 ;

  • classement national : 336e → 60e.


Ces chiffres traduisent une progression importante, mais ils doivent être interprétés comme les marqueurs d’un développement en cours plutôt que comme un aboutissement.



Pour Blandine, cette période a aussi marqué un changement dans la manière de vivre l’entraînement au quotidien :

« J’ai pris beaucoup de plaisir sur cette période, notamment dans le fait de m’entraîner dehors, de passer du temps en montagne et d’enchaîner des blocs où l’on travaillait des qualités différentes. Avoir un vrai cadre m’a permis de découvrir de nouveaux axes de travail, avec un entraînement plus structuré, plus cohérent et davantage optimisé pour ma progression. »


Ce retour illustre bien l’équilibre recherché dans l’accompagnement : structurer sans enfermer, orienter sans dénaturer, et permettre à l’athlète de progresser tout en conservant ce qui nourrit profondément sa pratique.


  1. Une suite tournée vers le développement à long terme ✨


La suite de la saison s’inscrit dans une logique de construction progressive. Des formats plus courts et plus compétitifs comme le Cross du Mont-Blanc ou Sierre-Zinal permettront à Blandine de se confronter à des densités de niveau plus élevées et à des exigences physiologiques différentes. L’objectif principal ne sera pas nécessairement la performance immédiate mais l’acquisition d’expérience et l’enrichissement du profil athlétique.


Le grand rendez-vous de la seconde partie de saison sera la TDS. Cette course représentera une étape importante puisqu’il s’agira du premier véritable ultra de montagne de son parcours sportif. L’enjeu sera autant de découvrir les exigences spécifiques de ce format que de poursuivre son apprentissage sur des durées d’effort encore inédites.


Dans cette perspective, la performance reste une conséquence du développement, jamais l’inverse.


  1. Donner un cadre au potentiel 🤝🏼

Le parcours récent de Blandine Orsini illustre parfaitement ce que cherche à construire le Team ASCENT : accompagner des athlètes à fort potentiel en leur apportant les outils, les connaissances et la structuration nécessaires pour accélérer leur progression. Mais cette logique ne concerne pas uniquement les athlètes du Team ASCENT.


Si le Team représente la vitrine sportive d’Ibex outdoor, il repose sur les mêmes principes que ceux appliqués dans l’accompagnement proposé aux athlètes suivis au quotidien : analyse du profil, planification individualisée, adaptation des charges, échanges réguliers et construction d’un projet cohérent avec les objectifs de chacun.


Le potentiel ne se limite pas au haut niveau. Il peut prendre des formes différentes : progresser sur trail court, préparer son premier ultra, structurer une saison de running, retrouver de la régularité, mieux encaisser l’entraînement ou simplement avancer avec plus de méthode.


Ce qui fait la différence, c’est rarement une séance isolée ou une formule magique. C’est la capacité à identifier les adaptations prioritaires, à organiser les charges de travail, à respecter les temporalités physiologiques et à maintenir suffisamment de cohérence pour permettre à ces adaptations de s’exprimer.


Dans le cas de Blandine, les résultats obtenus montrent qu’il existait déjà une base solide. Le travail réalisé n’a pas consisté à transformer l’athlète, mais à optimiser son développement.

C’est précisément ce qu’Ibex outdoor cherche à proposer à chaque athlète accompagné : un cadre clair, humain et structuré pour progresser durablement, à partir de son niveau, de son profil et de ses ambitions.


Six mois plus tard, les indicateurs de Blandine sont encourageants. Mais le plus intéressant est probablement ailleurs : les fondations physiologiques, méthodologiques et structurelles sont désormais en place pour poursuivre cette progression sur plusieurs saisons. C’est là que commence réellement la performance durable.


Structurer sa préparation avec Ibex outdoor

Chez Ibex outdoor, chaque accompagnement s’adapte à votre rythme, vos contraintes et vos ambitions. Qu'importe votre objectif ou votre niveau, notre mission reste la même : vous aider à progresser durablement, sans perdre le plaisir de courir.




 
 
 

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