ÉCHAPPÉE ALPINE - 400km à travers les Alpes
- Simon Tissier
- 18 août 2025
- 7 min de lecture
Dernière mise à jour : 20 août 2025
Chez Ibex outdoor, nous croyons que l’entraînement n’a pas pour unique vocation de préparer à la compétition. Il peut aussi être le socle qui rend possibles des aventures profondément personnelles, où le chronomètre s’efface et où seul le sens de l’expérience compte. ✨
C’est dans cet esprit qu’est née l’ÉCHAPPÉE ALPINE : un voyage à vélo d’Annecy à Nice, imaginé en l’espace d’une discussion entre amis, porté par l’envie de parcourir la montagne autrement.
L’équipe était composée de trois cyclistes : Julia, Nathan et Simon, fondateur et directeur général d'Ibex outdoor. C’est à travers le regard et les mots de ce dernier que nous partagerons les coulisses de cette aventure, en alternant récit global et témoignages personnels.
Entre les rives du lac et les lumières de la Méditerranée, ce projet illustre une conviction forte : s’entraîner, ce n’est pas seulement viser la performance, c’est aussi s’offrir la liberté de vivre ses propres histoires. 🏔

L’entraînement au service d’un projet personnel
Un projet d’aventure, même spontané, ne s’improvise pas totalement. Derrière chaque expérience, il y a des heures de pratique, une constance, une discipline parfois invisible mais qui prépare le corps et l’esprit à répondre présent le moment venu.
C’est exactement ce qui s’est joué dans l’ÉCHAPPÉE ALPINE.
« Durant l’hiver, je ne pouvais pas courir à cause de problèmes de santé. Je me suis donc tourné vers le vélo, qui est devenu ma principale pratique durant plusieurs mois. Les longues sorties m’ont permis de travailler l’endurance différemment, d’apprendre à gérer l’effort sur la durée et de garder une régularité malgré les contraintes. S'ajoute à cela quelques pancartes avec les copains, on pourrait même dire que j'ai travaillé ma PMA haha. »
Ce transfert d’un sport à l’autre illustre l’une de nos convictions : l’entraînement est un écosystème, où chaque discipline nourrit les autres.
« Au printemps, j’ai pu reprendre la course à pied progressivement, guidé par ma coach Mathilde. Retrouver les séances structurées, réapprendre à écouter les sensations, et retrouver peu à peu de la vitesse et de la confiance : tout cela m’a aidé à revenir sur pied, en douceur mais avec une vraie dynamique. »
Cette progression pas à pas a installé une base solide, mêlant patience, plaisir et exigence.
« Puis, au cœur de l’été, l’objectif était plus simple : garder un rythme d'entraînement malgré un emploi du temps chargé, et surtout profiter des chemins et de la montagne. Les quelques jours sur le GR20 début août en sont le parfait exemple : pas une compétition, mais une expérience qui m’a rappelé pourquoi j’aime l’effort et la montagne. »
Ces enchaînements forment une ligne de fond précieuse : s’entraîner, ce n’est pas uniquement viser un pic de forme avant une course, c’est construire une disponibilité physique et mentale. C’est grâce à cette disponibilité que l’ÉCHAPPÉE ALPINE a pu exister. Quand l’occasion s’est présentée, tout était déjà là : l’endurance, l’expérience, la confiance.
L'échappée alpine en détails 🗺
Jour 1 – Annecy → Saint-Michel-de-Maurienne (130 km | 2 000 m D+)
La première journée commence tranquillement, avec un roulage efficace jusqu’à Albertville. À partir de là, la route s’élève vers le col de la Madeleine par La Léchère (25,3 km | 6,2 % | +1 585 m). Une montée longue et régulière, avalée d’une traite avant une pause déjeuner bien méritée au sommet. La descente mène directement vers la vallée de la Maurienne, où l’étape se termine à Saint-Michel, au pied du Télégraphe.
« On est arrivés en début d’après-midi après 5h15 de vélo. Le premier réflexe a été simple : récupérer les clés de la chambre, se laver, passage au pressing, puis manger, manger, manger et enfin dormir. »
Jour 2 – Saint-Michel-de-Maurienne → Jausier (150 km | 3 500 m D+)
Départ directement dans le bain : le col du Télégraphe depuis Saint-Michel-de-Maurienne (11,8 km | 7,3 % | +856 m) ouvre la journée. Après une courte descente sur Valloire, on s’attaque au mythique col du Galibier par Valloire (18,1 km | 6,9 % | +1 245 m). Les pentes deviennent plus raides, les paysages se minéralisent, jusqu’au sommet à 2 642 m. La descente par le Lautaret ramène vers le sud, mais la journée n’est pas finie : dernière difficulté avec le col de Vars par Guillestre (18,8 km | 6,0 % | +1 110 m), exigeant en fin de parcours.
« Cette journée, c’était 7h30 de selle avec un enchaînement mythique. La montée du Galibier était magnifique. On a bien refait les stocks à Guillestre avant de s'attaquer au Col de Vars, et on a bien fait haha. On est arrivés à Jausier en fin d’après-midi, après une descente magnifique vers la vallée de l'Ubaye. »
Jour 3 – Jausier → Nice (143 km | 1 600 m D+)
Dernier départ à l’aube. Dès les premiers kilomètres, la route grimpe vers la Cime de la Bonette depuis Jausier (23,8 km | 6,7 % | +1 590 m). Une ascension interminable mais grandiose, ponctuée par les premières lumières du soleil qui embrasent les sommets du Mercantour. Du sommet à 2 802 m, une longue descente s’ouvre : plus de 100 km par la vallée de la Tinée jusqu’à la Méditerranée.
« On est partis à 6h, la lumière sur la Bonette restera comme l’image la plus marquante du voyage, et les 14% avant la cime aussi. Ensuite, 110 km de descente-plat quasi ininterrompus… et enfin, Nice, la mer en face. Cinq heures de selle, et l'échappée se terminait. »
Pour celles et ceux que ce récit inspire,
Wayna outdoor est un lieu où l’aventure se partage en toute simplicité, récits, itinéraires, défis, coulisses de projets nés d’une envie comme ça ou d’un rêve mûri depuis des années.
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Quand les chiffres ne comptent plus
Dans la société actuelle, la performance est partout. Elle s’affiche, se compare, se partage. Les plateformes comme Strava ont changé notre rapport à l’effort : chaque sortie devient un chiffre, un segment, une statistique à optimiser ou encore un moyen de validation sociale. Derrière l’écran, une course permanente au “toujours plus” s’installe : plus vite, plus fort, plus haut.
L’ÉCHAPPÉE ALPINE s’est placée volontairement en dehors de cette logique. Ici, rien ne se jouait dans un classement ou une moyenne horaire. Le seul objectif était simple et clair : relier un point A à un point B.
Trois règles guidaient l’aventure :
Suivre le GPS pour se laisser porter par la trace, sans calculer autre chose.
Jauger l’effort pour tenir la distance, avec comme seul indicateur son ressenti et sa fréquence cardiaque pour certain.
Manger autant que possible, pour donner au corps l’énergie brute dont il avait besoin, sans pour autant compter les glucides nécessaires.
« On n’était pas là pour chasser des KOM ni pour valider une charge d’entraînement. Le plaisir venait de la route elle-même, des cols gravis, du partage entre nous. »
Cette simplicité assumée faisait du bien. Elle offrait un contre-pied au culte de la performance, rappelant que l’entraînement ne sert pas uniquement à courir contre la montre. Il sert aussi à être disponible pour vivre pleinement, sans avoir besoin de valider chaque instant par une statistique.
En se détachant des chiffres, le voyage reprenait son vrai sens : la liberté d’avancer, de profiter de l’instant, de retrouver un rapport plus sain à l’effort.
« Je suis parti avec 1 gel, 3-4 barres au maximum et un paquet de bonbons. Le reste, on le trouvait en route : pauses boulangerie, arrêts dans les supérettes, etc. Sur un projet comme ça, on n’était pas là pour calculer chaque gramme de glucides, ça ne rimait à rien, ne nous faisait pas envie et on avait pas le choix de beaucoup manger pour tenir sur la durée. »
Cette simplicité assumée faisait du bien. Elle offrait un contre-pied au culte de la performance, rappelant que l’entraînement ne sert pas uniquement à courir contre la montre. Il sert aussi à être disponible pour vivre pleinement, sans avoir besoin de valider chaque instant par une statistique.
En se détachant des chiffres et des calculs, le voyage reprenait son vrai sens : la liberté d’avancer, de profiter de l’instant, et de retrouver un rapport plus sain à l’effort.
Le matériel : simple, mais suffisant
Pas de matériel testé des mois à l’avance ni de sacoches pesées au gramme près. L’ÉCHAPPÉE ALPINE s’est faite avec un vélo de route fiable, trois sacoches et le strict nécessaire.
Le vélo
Un Lapierre Xelius DRS 8.0 (2025), équipé d’un groupe Shimano Ultegra Di2 2x12 vitesses, freins à disque hydrauliques et roues DT Swiss.
Pédalier : 52-36 dents
Cassette : 11-34 dents (12 vitesses)Un montage pensé pour passer partout : assez de braquet pour tenir les forts pourcentages, et de quoi rouler vite sur les sections roulantes.
Les sacoches
Trois sacoches Osprey Escapist, pour un total d’environ 11 L :
1 sacoche de selle
2 sacoches de cadre. Elles contenaient l’essentiel, sans superflu : un jersey, un cuissard, un short, un tee-shirt, une veste, un tour de cou, deux paires de chaussettes, des claquettes, une brosse à dents, un déodorant et les câbles de charge.
Le compteur
Un COROS Dura, offrant un écran de navigation excellent et une batterie qui tient de nombreuses heures : 16% de batterie perdus en 3j pour 18h d'activité.

La philosophie Ibex outdoor
L’ÉCHAPPÉE ALPINE n’était pas une compétition. Pourtant, sans entraînement, elle n’aurait pas été possible. C’est exactement ce que nous défendons chez Ibex outdoor : s’entraîner, ce n’est pas seulement viser une performance ou un chrono. C’est construire un socle qui permet de saisir les opportunités, d’oser des projets spontanés et de les vivre pleinement.
La régularité, l’adaptation et la confiance acquises au fil des mois ouvrent des portes : partir pour un week-end, relever un défi personnel, tracer une ligne sur la carte et la parcourir simplement parce qu’elle fait sens.
Notre mission est là : accompagner les athlètes et passionnés d’endurance dans leurs objectifs, qu’ils soient compétitifs ou profondément personnels. Préparer une course, ou préparer la liberté de s’inventer une aventure entre amis.
En somme, l’entraînement est un outil d’accomplissement. Il ne se limite pas à la recherche de performance : il offre aussi la liberté de dire « oui » à un projet qui prend forme autour d’un verre, et de le transformer en une expérience inoubliable.
"C'est aussi pour des projets comme celui-là que Ibex a vu le jour. Pouvoir partir entre copains sans trop de poser de questions et en profitant de A à Z, ça a peut-être même plus de valeur qu'une finalité compétitive.





















































