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Psychologie et endurance : progresser sans perdre l’équilibre, avec Anaïs Guillot 🧠

il y a 1 jour
12 min de lecture

Courir pour se vider la tête, retrouver des amis sur le vélo, préparer une course qui donne du sens aux semaines d’entraînement : les sports d’endurance occupent souvent une place positive dans nos vies. Mais cette place peut évoluer. Une séance manquée devient difficile à accepter, les chiffres prennent le dessus sur les sensations, ou la satisfaction d’une progression disparaît derrière ce qu’il reste encore à accomplir. Comment continuer à s’investir avec ambition tout en préservant ce que le sport nous apporte ?


Cette question était au cœur de notre masterclass mensuelle Ibex, lors d’un échange entre Xavier Teychenné, coach Ibex, et Anaïs Guillot, médecin psychiatre et athlète de trail pour le team Adidas. Son expérience clinique et sa propre pratique éclairent des situations familières aux sportifs : composer avec la fatigue, accepter l’incertitude d’un résultat, parler de ses difficultés ou reconnaître qu’un objectif prend trop de place. Un fil conducteur traverse ses interventions : la santé de l’athlète se construit aussi dans sa relation à l’entraînement, à son entourage et à lui-même.


Dans cet article, nous allons explorer les bénéfices psychologiques de l’endurance, comprendre les situations dans lesquelles l’engagement peut devenir contraignant et identifier des repères pour progresser durablement, en croisant les propos d’Anaïs avec la littérature scientifique.


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1. Pourquoi le sport nous fait du bien ✅

Anaïs évoque trois grandes dimensions pour comprendre ce que l’activité physique peut apporter à la santé mentale. La première est biologique, avec les adaptations et les mécanismes cérébraux associés à l’exercice. La deuxième est psychologique : apprendre, percevoir une progression ou traverser une difficulté peut nourrir le sentiment d’être capable d’agir. La troisième est sociale, à travers les rencontres et les liens créés par la pratique. Ces dimensions se combinent différemment selon les personnes ; il serait réducteur de résumer le bien-être après une sortie à une seule molécule.


Les bénéfices sur les symptômes dépressifs sont notamment documentés par Noetel et al., dans « Effect of exercise for depression: systematic review and network meta-analysis of randomised controlled trials » (2024). Leur analyse rassemble 218 études et 14 170 participants. Plusieurs formes d’exercice, dont la marche ou le jogging, sont associées à une réduction des symptômes. Les auteurs soulignent néanmoins une confiance faible à très faible dans de nombreuses estimations, notamment en raison des limites méthodologiques des essais. L’exercice peut donc faire partie d’une prise en charge, sans que ces résultats permettent de le présenter comme un remplacement systématique de la psychothérapie ou des médicaments.


Anaïs insiste aussi sur une difficulté parfois oubliée : savoir que bouger peut aider ne suffit pas à pouvoir le faire. Lorsque l’élan et la motivation sont profondément altérés, se préparer pour sortir peut déjà représenter un effort considérable. Dire à quelqu’un qu’il devrait simplement courir davantage peut alors ajouter de la culpabilité. L’enjeu est de trouver une activité et un accompagnement accessibles à sa situation, plutôt que de lui demander d’adopter les habitudes d’un sportif entraîné.


Pour le pratiquant d’endurance, cette discussion invite également à regarder ce qui fait réellement du bien dans sa semaine. Est-ce le mouvement, le temps dehors, le sentiment de progression, la coupure avec le travail ou la présence des autres ? La réponse aide à préserver ces bénéfices lorsque la préparation devient exigeante. Une sortie partagée, sans comparaison d’allure, peut ainsi répondre à un besoin différent d’une séance spécifique. Les deux peuvent trouver leur place, sans que chaque entraînement doive remplir toutes les fonctions.


2. Vouloir progresser sans faire dépendre son équilibre du résultat ⚖️

L’une des idées fortes d’Anaïs concerne le plaisir pris dans le processus. Une préparation occupe des semaines ou des mois, tandis que le résultat se joue sur un temps beaucoup plus court. Si toute la satisfaction dépend du classement final, une grande partie de la pratique risque d’être vécue comme une attente. Conserver du plaisir ne signifie pas apprécier chaque fractionné ou chaque réveil matinal ; il s’agit de pouvoir reconnaître de la valeur dans ce que l’on construit, y compris lorsque la course ne récompense pas les efforts comme prévu.


Cela conduit à distinguer trois types d’objectifs. L’objectif de résultat concerne une place ou une victoire, donc dépend aussi des adversaires. L’objectif de performance porte sur une réalisation personnelle, comme un chrono, qui reste sensible aux conditions et à l’état du jour. L’objectif de processus concerne les actions à mettre en œuvre : partir à une intensité adaptée, appliquer une stratégie de ravitaillement travaillée ou conserver une attention particulière à sa conduite de course. Ces objectifs peuvent coexister ; leur intérêt tient à la fonction qu’on leur donne.


Dans « The performance and psychological effects of goal setting in sport: A systematic review and meta-analysis » (2024, publication initiale en ligne en 2022), Williamson et al. observent des effets plus importants sur la performance pour les objectifs de processus que pour les objectifs centrés sur le résultat. Cette synthèse porte toutefois sur des tâches et des populations variées. Elle soutient l’intérêt de se donner des repères d’action, sans démontrer qu’un type d’objectif garantirait à lui seul le bien-être ou la réussite en endurance.


Concrètement, un traileur qui vise une place peut aussi chercher à aborder les premières montées avec retenue et à adapter ses relances au terrain. Un cycliste peut préparer son placement et sa gestion des premières difficultés. Un coureur sur route peut travailler un départ compatible avec ses capacités du moment. Après la course, l’analyse peut alors porter sur les choix réalisés, leur pertinence et les apprentissages, en plus du résultat.


La même logique s’applique aux données. Lors de la masterclass, Anaïs interroge la place prise par les métriques et Xavier celle de la comparaison sur les réseaux. Une allure ou un volume hebdomadaire devient plus utile lorsqu’il répond à une question d’entraînement précise. Comparer des chiffres sans connaître le contexte de l’autre athlète apporte peu d’informations sur ce que l’on devrait faire soi-même. Il reste possible de mesurer sa progression tout en acceptant qu’une séance n’ait rien à prouver.


3. Passion ou pratique devenue contraignante : où se situe la différence ? 🎚️

Faire beaucoup de sport ne suffit pas à caractériser une addiction. Anaïs insiste sur ce point : on peut être passionné, organiser une partie importante de sa vie autour d’un projet et apprécier profondément l’entraînement. La question devient différente lorsque la pratique perd sa souplesse, se poursuit malgré des conséquences négatives et devient difficile à réduire. Ce qui mérite l’attention est alors la relation à l’activité et son retentissement, au-delà du nombre d’heures.


La revue de Pirwani et Szabo, « Exercise Addiction: A Systematic Review of Neuroimaging Evidence » (2025), décrit notamment la perte de contrôle et les comportements compulsifs associés à cette problématique. Les auteurs rappellent que l’addiction à l’exercice n’est pas reconnue comme un trouble autonome dans le DSM-5 et que sa caractérisation nécessite encore des recherches. Les similitudes observées avec d’autres addictions ne permettent donc pas d’établir un diagnostic à partir d’une habitude ou d’un questionnaire isolé.


Dans les exemples rapportés par Anaïs, le sport peut progressivement devenir une réponse presque obligatoire au mal-être. La personne voudrait adapter sa séance, mais s’en sent incapable, même lorsque les circonstances l’exigent. Les conflits se répètent, les autres activités disparaissent, ou l’entraînement se poursuit malgré une situation préoccupante. À l’inverse, être déçu de manquer une sortie ou apprécier son effet apaisant n’a rien de suffisant pour conclure à un problème.


Une question utile pour ouvrir la réflexion serait : « Si mon état de santé ou une priorité personnelle l’exige, est-ce que je peux modifier ce que j’avais prévu ? » La réponse ne constitue pas un test clinique. Elle permet surtout de parler des difficultés rencontrées et de ce que l’on ressent lorsqu’un changement s’impose. Un programme peut être très structuré tout en laissant cette possibilité d’ajustement.


Le vocabulaire mérite aussi de la précision. Comme le souligne Anaïs, le mot « bigorexie » est utilisé de façon ambiguë. Pour discuter de la situation d’un athlète, décrire les comportements observés — rigidité, souffrance, exercice imposé malgré les conséquences — est plus utile que lui attribuer rapidement une étiquette. Cela permet de comprendre ce qui se passe sans transformer toute passion intense en pathologie.


4. Fatigue, irritabilité, perte d’envie : écouter ce qui change 🧏🏼

Anaïs revient plusieurs fois sur l’intérêt de repérer une évolution par rapport au fonctionnement habituel. Une séance difficile après une mauvaise nuit ne raconte pas la même chose qu’une fatigue qui s’installe, une irritabilité inhabituelle et une perte d’envie répétée. Xavier donne l’exemple du vocabulaire employé dans les retours d’entraînement : lorsque les mots « épuisé », « fatigué » ou « aucune envie » deviennent récurrents chez quelqu’un qui les utilisait rarement, il y a matière à échanger.


Ces informations subjectives ont une place dans le suivi. Saw, Main et Gastin, dans « Monitoring the athlete training response: subjective self-reported measures trump commonly used objective measures: a systematic review » (2016), ont analysé 56 études. Les mesures subjectives reflétaient les variations de charge avec une sensibilité et une constance souvent supérieures à celles des indicateurs objectifs étudiés. Ce résultat justifie de prendre les ressentis au sérieux ; il ne signifie pas qu’ils prédisent toutes les blessures ou révèlent systématiquement un problème avant toute mesure physiologique.


On peut donc suivre quelques dimensions simples — fatigue, sommeil, humeur, stress, motivation — puis utiliser leurs évolutions pour ouvrir une discussion. Un questionnaire n’est utile que si l’athlète peut répondre honnêtement et si ses réponses sont prises en compte. L’objectif n’est pas d’obtenir chaque jour un score parfait. Il est de comprendre comment la personne traverse sa préparation, avec son travail, sa famille, ses déplacements et les autres contraintes du moment.


Il faut cependant distinguer les situations. Dans « Diagnosing Overtraining Syndrome: A Scoping Review » (2022), Carrard et al. montrent la difficulté de diagnostiquer le syndrome de surentraînement et les limites des outils disponibles. Une baisse durable de performance doit être replacée dans une évaluation qui recherche également d’autres causes. Fatigue d’entraînement, déficit énergétique, maladie et difficultés psychiques peuvent présenter des signes communs. Le surentraînement ne peut donc pas être déduit d’une mauvaise semaine, ni être assimilé automatiquement à une dépression.


Anaïs partage une façon personnelle d’adapter sa séance : lorsqu’elle hésite sur son état, elle observe ses sensations pendant l’échauffement et accepte de modifier la suite. L’intérêt de cet exemple réside dans la permission de changer de décision. Il ne s’agit pas de devoir s’imposer trente minutes d’exercice pour prouver que l’on est fatigué, ni d’utiliser l’amélioration des sensations comme une garantie médicale. Lorsque l’épuisement est marqué ou qu’un symptôme inhabituel inquiète, la situation demande une autre réponse.


5. Poids, alimentation et performance : comprendre les liens sans les confondre 🍎

Le rapport au poids occupe une place importante dans l’échange. Anaïs décrit des sportifs pour lesquels des règles alimentaires, initialement justifiées par la performance, deviennent progressivement difficiles à assouplir. Retirer des aliments, craindre certains repas ou chercher à compenser ce qui a été mangé peut finir par organiser le quotidien. Dans cette situation, les conseils nutritionnels ne répondent pas toujours à l’ensemble du problème : la peur, les croyances et la perception du corps doivent aussi pouvoir être abordées.


Il est essentiel de distinguer les notions. Les troubles du comportement alimentaire concernent des perturbations de l’alimentation et de la relation à celle-ci, nécessitant une évaluation clinique. La faible disponibilité énergétique correspond à une quantité insuffisante d’énergie restant pour les fonctions de l’organisme une fois le coût de l’exercice pris en compte. Lorsqu’elle devient problématique, elle peut conduire au RED-S, avec des conséquences sur la santé et la performance. Un RED-S peut se développer avec ou sans trouble alimentaire : les deux ne sont pas synonymes.


Mountjoy et al., dans « 2023 International Olympic Committee’s (IOC) consensus statement on Relative Energy Deficiency in Sport (REDs) » (2023), précisent ce cadre chez les femmes comme chez les hommes. La prise en charge cherche à restaurer une disponibilité énergétique suffisante, avec une adaptation des apports et, selon la situation, de l’exercice. La récupération peut prendre du temps et varier selon les fonctions touchées. Même en l’absence de trouble alimentaire, il serait donc inexact de présenter tout RED-S comme facilement et immédiatement résolu par une augmentation des portions.


Sur le terrain, Anaïs invite à ne pas attendre que les difficultés deviennent évidentes pour en parler. Une restriction croissante, une peur envahissante de prendre du poids ou des changements préoccupants doivent pouvoir être discutés sans accusation. Le fait de continuer à réussir certaines séances ne doit pas fermer la conversation. Pour l’entraîneur, il s’agit d’exprimer une inquiétude à partir de faits observés, sans féliciter automatiquement une perte de poids ni prétendre expliquer seul ce qui la provoque.


Anaïs souligne enfin les limites de l’injonction « mange davantage » lorsqu’un trouble alimentaire est présent. Une personne peut comprendre le besoin de modifier ses apports tout en éprouvant une difficulté majeure à le faire. L’accompagnement peut alors associer compétences médicales, nutritionnelles et psychologiques. La réponse ne consiste pas à demander davantage de volonté à l’athlète, mais à organiser une aide adaptée à ce qu’il traverse.


6. L’entraîneur et l’entourage : créer les conditions pour parler et ajuster 💬

L’un des messages les plus importants de la masterclass concerne l’environnement. Anaïs estime que l’on fait trop souvent porter la responsabilité de la santé mentale sur l’individu. Pourtant, expliquer à un sportif qu’il doit s’écouter devient peu cohérent si chaque séance supprimée est accueillie comme un manque de sérieux. Les réactions de l’entraîneur, les conversations du groupe et la place donnée aux résultats contribuent à définir ce qu’il se sent autorisé à dire.


Cette approche trouve un écho dans Reardon et al., « Mental health in elite athletes: International Olympic Committee consensus statement (2026) ». Le consensus envisage la santé mentale dans un ensemble de facteurs individuels, relationnels et organisationnels, et insiste sur la prévention ainsi que l’accès aux soins. Bien que centré sur les élites, ce cadre invite aussi les structures accompagnant des amateurs à examiner leurs propres pratiques, sans transposer automatiquement les chiffres ou les risques du haut niveau.


Concrètement, un entraîneur peut demander comment une séance a été vécue avant de commenter sa réussite. Il peut expliquer pourquoi un allègement est proposé, discuter des contraintes réelles de la semaine et reconnaître la pertinence d’un ajustement. Cela ne supprime ni l’exigence ni la nécessité d’une certaine régularité. Cela donne à l’athlète une place active dans les décisions, avec la possibilité d’exprimer une difficulté sans devoir d’abord démontrer qu’elle est suffisamment grave.


L’entourage personnel apporte un autre regard. Anaïs souligne que les proches remarquent parfois des changements qui échappent au sportif : moins de disponibilité, davantage d’irritabilité ou une difficulté croissante à penser à autre chose. Leur perception mérite d’être entendue, tout en restant un point de vue à discuter. Une conversation partant de situations concrètes est souvent plus constructive qu’une affirmation globale sur le caractère « excessif » de la pratique.


Le groupe peut également être une ressource. Anaïs raconte combien les entraînements partagés comptent dans sa propre expérience. Pour que cette dimension reste positive, il est utile que chacun puisse conserver sa place lors d’une blessure, d’un changement d’objectif ou d’une période moins performante. Appartenir au collectif ne devrait pas dépendre exclusivement de sa capacité à suivre la séance du jour.


7. Préparation mentale, psychologie, psychiatrie : quel accompagnement pour quel besoin ? 👥

L’échange montre combien les questions de performance peuvent rejoindre des préoccupations personnelles. Un athlète vient pour mieux gérer son stress au départ, puis évoque sa peur de décevoir, sa relation aux autres ou la place du sport dans son identité. Anaïs décrit cette continuité dans sa pratique : la demande sportive ouvre parfois un espace pour parler de difficultés plus larges. Cela n’implique pas qu’un problème caché se trouve derrière chaque objectif, mais qu’il faut pouvoir accueillir ce qui apparaît.


La préparation mentale peut porter sur des habiletés liées à la performance : attention, routines, imagerie ou gestion des situations compétitives. Un psychologue peut accompagner des difficultés émotionnelles et prendre en charge des troubles dans son champ de compétence. Le psychiatre est un médecin, dont le rôle peut comprendre l’évaluation diagnostique, les soins psychothérapeutiques selon sa formation et la prescription médicamenteuse lorsqu’elle est indiquée. Ces domaines se recouvrent ; ils ne constituent pas trois cases hermétiques ni trois niveaux qu’il faudrait obligatoirement franchir dans l’ordre.


L’important est d’adapter les compétences mobilisées au besoin réel. Une souffrance persistante, une dégradation du quotidien ou des comportements alimentaires et sportifs difficiles à réguler méritent une évaluation de santé, même si la demande initiale concernait la performance. Le consensus de Reardon et al. (2026) insiste sur l’identification précoce des difficultés et la levée des obstacles à l’accès aux soins.


Pour l’entraîneur, orienter vers un professionnel ne signifie pas se retirer de l’accompagnement. Il peut continuer à adapter le cadre sportif, en respectant la confidentialité et, avec l’accord de l’athlète, les recommandations utiles au suivi. Anaïs insiste sur la valeur d’un espace dans lequel le sportif peut parler de ses difficultés sans devoir conserver en permanence l’image de quelqu’un d’infatigable. Pouvoir demander de l’aide fait partie des ressources disponibles pour poursuivre son parcours.


Conclusion — Garder une pratique dans laquelle on peut évoluer ✅

À la fin de la masterclass, Anaïs revient au jeu, au groupe et au plaisir de pratiquer. Cette perspective laisse toute sa place à l’ambition. Elle invite à construire une relation au sport dans laquelle on peut s’engager pleinement, accepter une part d’incertitude et modifier ses choix lorsque la situation le demande. La qualité d’une préparation se lit aussi dans ce qu’elle permet de préserver : la santé, les relations et l’envie de continuer.


Chez Ibex, cette réflexion rejoint une dimension essentielle du suivi : comprendre la personne à laquelle s’adresse le programme. Les données et la planification prennent leur sens dans les échanges, les ajustements et la connaissance du contexte de vie. L’entraîneur contribue à cette continuité en structurant le travail, en écoutant ce qui évolue et en mobilisant d’autres compétences lorsque cela devient nécessaire. La santé reste prioritaire, y compris lorsqu’un objectif compte beaucoup.


Points clés à retenir de cet article 💡

  • Le sport peut soutenir la santé mentale grâce à des dimensions biologiques, psychologiques et sociales, dont l’importance varie selon les personnes.

  • Les objectifs de résultat gagnent à être accompagnés de repères d’action concrets et adaptables.

  • Un volume élevé ne suffit pas à caractériser une addiction : la perte de contrôle, la souffrance et les conséquences sur le quotidien comptent davantage.

  • Une évolution persistante de la fatigue, de l’humeur ou de la motivation mérite une discussion, même si certaines séances restent réussies.

  • Les ressentis sont des informations utiles ; aucun score isolé ne permet de diagnostiquer un surentraînement.

  • TCA et RED-S sont distincts, peuvent coexister et nécessitent un accompagnement adapté.

  • L’entraîneur et l’entourage peuvent faciliter la parole, les ajustements et l’accès aux soins.

  • Une pratique durable conserve de la souplesse et une place pour les autres dimensions de la vie.


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