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VFC / HRV : tout savoir pour bien adapter son entraînement (running, trail, cyclisme et triahtlon)

Dernière mise à jour : 11 sept. 2025

La variabilité de la fréquence cardiaque (VFC/HRV) n’est pas « un chiffre de plus » : c’est la traduction, en millisecondes, de l’équilibre entre stress et récupération. Bien lue, elle devient une boussole simple pour les sports d’endurance : savoir quand appuyer et quand lever le pied en running, trail, cyclisme et triathlon.


Dans cet article, on vous explique ce qu’est la VFC, comment l’analyser sur COROS et surtout comment l’interpréter (Élevée/Normale/Réduite/Faible) pour adapter vos séances. En collaboration avec COROS, nous vous présentons des cas concrets, de Kilian Jornet à Manon Trapp en passant par des athlètes Ibex, pour montrer comment cette donnée se transforme en décisions terrain.


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Ibex et montre coros

  1. VFC, c’est quoi et à quoi ça sert ?

La variabilité de la fréquence cardiaque (VFC/HRV) mesure la variation du temps entre deux battements successifs. Elle reflète l’équilibre entre les deux branches du système nerveux autonome :

  • Sympathique (activation : stress, intensité, chaleur) → VFC baisse, FC monte ;

  • Parasympathique (repos, calme) → VFC monte, FC baisse.

À retenir : plus la VFC est élevée (par rapport à ta plage normale personnelle), mieux ton système est « prêt » ; plus elle est basse, plus il est sous contrainte.

Unité & méthode : sur COROS, la VFC est exprimée en millisecondes (ms), calculée à partir de l’indice RMSSD (Root Mean Square of the Successive Differences), robuste et moins sensible à la respiration.


  1. Deux manières de l’analyser avec COROS 🔍


La VFC nocturne, que nous privilégions :

  • Mesurée pendant le sommeil, sans action de la part de l'athlète.

  • Affiche une moyenne de la nuit, et des moyennes 7 jours / 30 jours.

  • Met à jour la plage normale personnelle (calculée sur 30 jours).

  • Catégorisation simple : Élevée / Normale / Réduite / Faible par rapport à la plage.

  • Idéal pour suivre la tendance et prendre des décisions à froid (récupération, charge hebdo, prévention).

VFC nocturne coros

Mesure manuelle (au réveil)

  • Mesure « instantanée » au réveil, allongé(e) et immobile quelques minutes.

  • Utile comme photo du moment (jour de séance clé, test, compétition) si les conditions sont strictement identiques (heure, posture, hydratation, pas d’aller‑retour toilettes avant la mesure, etc.).


Notre avis : en suivi à distance, nous utilisons davantage la VFC nocturne car le protocole de mesure est plus fiable, plus stable et plus simple pour l'athlète.


  1. Comment interpréter — la grille « feu tricolore »

Situation VFC

(vs plage normale 30 j)

Indices associés

(FC repos, sensations, sommeil…)

Décision d’entraînement

Vert — Normale / Élevée

FC repos dans le bas de ta baseline, bon sommeil, pas de stress notable

Séances qualité OK (tempo, seuil). Ajuster selon le plan et le contexte.

Orange — Réduite

FC repos ↑ légère, nuit moyenne, fatigue « propre » à l’entraînement

Alléger : transformer l’intensité en tempo ou endurance, garder le volume si les jambes répondent.

Rouge — Faible (2–3 j de suite)

FC repos ↑ nette, sommeil mauvais, stress/jet‑lag, début de maladie

Lever le pied : endurance facile ou repos, priorité au sommeil et à l’hydratation. Revoir la semaine.


À ne pas faire : comparer ta VFC à celle des autres ; c’est une métrique personnelle. Ce qui compte, c’est ta plage et ta tendance.


  1. Facteurs qui font baisser la VFC (et comment réagir)


  • Charge élevée / manque de décharge → programmer une semaine allégée toutes les 3–4 semaines.

  • Chaleur / altitude → réduction d’intensité les 7–10 premiers jours, veiller aux exigences nutritionnelles de cet environnement.

  • Alcool tardif, voyages, jet‑lag → viser 2–3 nuits de sommeil ancré (mêmes heures), lumière matinale.

  • Maladie, inflammation (DOMS ≠ VFC) → la VFC reflète surtout le système nerveux, pas la fatigue musculaire locale : garder un œil sur la force des jambes et la raideur.

  • Cycle menstruel → chutes transitoires possibles en phase lutéale tardive : planifier souplement.


  1. Protocoles simples de lecture (running, trail, cyclisme et triathlon)


  • Hebdo :

    • Si VFC nocturne majoritairement « verte » → valider la semaine cible (qualité + spécifique).

    • Si 1–2 « oranges » isolées → ok, mais resserrer les objectifs d’intensité.

    • Si 2–3 « rouges » → alléger (baisser l’intensité ou le volume), surveiller la FC repos.

  • Jour J : si VFC basse + FC repos haute + mauvaise nuit → transformer la séance clé en tempo/endurance.

  • Reprise après maladie/blessure : attendre retour dans la plage (ou tendance ascendante) + sensations OK avant de remettre de l'intensité.


  1. Études de cas avec des athlètes Ibex et COROS


Coureuse de haut niveau en trail— Reprise post fractures de fatigues :


utilisation VFC retour blessure

Dans le cas de cette athlète, la figure illustre l’évolution conjointe de la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC), du stress perçu et des douleurs lors d’une phase de reprise progressive de la course à pied après une période d’arrêt.


Trois étapes sont distinguées :

  • l’arrêt complet de la course (maintien du vélo),

  • la réintroduction progressive de la course sur sept semaines,

  • la reprise des intensités.


Durant la première phase, la VFC se maintient à un niveau correct malgré des douleurs encore présentes. Au cours de la reprise progressive, les fluctuations de la VFC traduisent l’adaptation à la charge, tandis que les douleurs diminuent progressivement. La réintroduction des intensités s’accompagne de pics de stress, mais la VFC reste globalement élevée, signe d’une bonne tolérance physiologique. Il est intéressant de noter que le stress perçu n’est pas uniquement lié à l’entraînement mais fortement influencé par des facteurs externes : il chute à zéro pendant les vacances et augmente en période de travail. Ce suivi met en évidence l’intérêt de la VFC pour évaluer la récupération et l’adaptation à l’effort, tout en soulignant l’importance de considérer le contexte de vie de l’athlète dans l’interprétation des données.


L’intérêt du suivi de la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) dans ce contexte est double. Sur le plan physiologique, la VFC permet d’évaluer la capacité de récupération et l’état d’adaptation de l’organisme face aux charges croissantes. Dans ce cas précis, elle est restée globalement élevée, indiquant une bonne tolérance à la progression. Sur le plan pratique, la VFC s’avère être un outil complémentaire aux ressentis de douleur et de stress. Elle a permis de distinguer ce qui relevait de l’adaptation à l’entraînement de ce qui était lié à des facteurs externes, comme le stress professionnel, qui diminuait fortement en période de vacances. Cette approche intégrée souligne l’intérêt de la VFC comme guide objectif pour sécuriser et optimiser une reprise après blessure.


Réduisez vos risques de blessures avec le cross training

Un article complet vous attend afin de découvrir l'intérêt du cross training et la manière dont l'agence dans votre préparation pour éviter les blessures.



Kilian Jornet — Alpine Connections (2024, montagne / ultra) :

Projet d’enchaînement des 4 000 m alpins en 19 jours. Suivi technologique continu (VERTIX 2S, DURA) incluant suivi du sommeil et SpO₂ pour piloter la récupération au fil des étapes.


Kilian Jornet VFC - Alpine connexion coros


À retenir : sur des blocs très longs, la VFC nocturne permet d’anticiper les jours « à lever » avant que la fatigue ne se voit sur l’allure/puissance.


Manon Trapp — Record de France marathon (2025, route) :

Préparation structurée (altitude, hub d’analyse). Utilisation quotidienne de la VFC nocturne pour confirmer préparation/récupération des séances clés et ajuster la charge jusqu’à la course.


Manon Trapp VFC COROS


À retenir : en bloc spécifique marathon/route, la tendance hebdo (VFC ↗︎, FC repos ↘︎, sensations ↗︎) valide que charge & récup sont bien équilibrées.


  1. Limites & bonnes pratiques (amateur·rice)


  • La VFC ne remplace pas : douleurs, blessures, signes de maladie = priorité au médical.

  • Éviter les décisions sur un seul point : lire VFC + FC repos + sommeil + RPE.

  • Mesures cohérentes : même montre, même poignet, dormir avec la montre au moins 5 nuits avant toute interprétation, puis 30 j pour stabiliser la plage.

  • Artefacts : peau froide/humide, capteur mal posé, battements irréguliers → données « bizarres ». Regarder la tendance.


8) Comment on s’en sert chez Ibex (à distance)


Chez Ibex, la VFC est un complément, pas une donnée utilisée d'office. Nous l’utilisons uniquement dans des cas particuliers :

  • Retour de blessure

  • Convalescence après maladie

  • Accompagnement haut niveau où chaque détail compte.


Pour le suivi courant, notre socle de données suffit largement (zones issues de FCmax, PMA/FTP, VMA/VC, RPE, dérive cardiaque) : la VFC reste donc « le détail des détails ».


Ce qui fait la différence chez nous, c’est la fréquence des échanges avec les athlètes. Messages, notes Nolio, et appels réguliers créent des boucles de feedback très courtes : dès qu’un signal (fatigue, sommeil, charge pro/perso) apparaît, on adapte rapidement la séance du jour ou la semaine (volume, intensité, contenu). Le dialogue prime toujours sur le chiffre.


Quand nous mobilisons la VFC, nous privilégions la nocturne et sa tendance 7/30 jours, croisée avec la FC au repos, le sommeil et le RPE. Si la VFC reste basse deux jours de suite avec RPE fatigue élevé et mauvaise nuit, on transforme la séance « qualité » en endurance/tempo. À l’inverse, une VFC dans la plage habituelle et de bonnes sensations valident le plan. Jamais de décision sur une valeur isolée : c’est toujours le contexte + l’échange qui tranchent.


Prêt•e à progresser durablement ?

Prendre rendez-vous avec un entraîneur Ibex outdoor permet de découvrir comment un accompagnement individualisé peut accompagner la progression.



Qu’est-ce que la VFC (HRV) ?

La variabilité de la fréquence cardiaque mesure les micro-variations entre deux battements. Sur COROS, elle est exprimée en millisecondes (ms) via l’indice RMSSD.

Que signifie HRV ?

Heart Rate Veriability soit Variabilité de la Fréquence Cardiaque en français.

À quoi sert la VFC pour l'entraînement ?

À lire l’équilibre stress/récupération : VFC plus haute (dans ta plage) = organisme plus prêt ; VFC plus basse = contrainte accrue → ajuster l’intensité.

Quelle est une "bonne" VFC ?

Il n’existe pas de valeur universelle. Compare ta VFC à ta plage personnelle 30 jours (COROS) et à ta tendance (7/30 j), pas à celle des autres.

VFC nocturne ou mesure manuelle au réveil ?

Les deux sont utiles. Nocturne = idéale pour la tendance (sans intervention). Manuelle = instantané au réveil, si le protocole est strict. Chez Ibex, on privilégie la nocturne.

Comment augmenter ma VFC ?

Sommeil régulier, gestion du stress (respiration/méditation), endurance aérobie fréquente, hydratation/nutrition adaptées ; limiter alcool tardif et dettes de sommeil.

Que faire si ma VFC est basse ?

Si VFC basse + FC repos haute + mauvaise nuit/symptômes → transforme la séance « qualité » en endurance/tempo, priorise sommeil/hydratation, et réévalue le reste de la semaine.


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