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Bollé x Montagn'hard : apprendre à durer 🌿

Deux mois après le début de l'aventure Bollé x Ibex outdoor, la préparation de Solène et Lenny entre progressivement dans une nouvelle phase.


Après un premier bloc consacré à la transition entre les objectifs hivernaux et les exigences du trail de montagne, il est désormais temps de se rapprocher davantage des contraintes spécifiques de la Mi'Hard (50 km).


Car si courir vite est une qualité intéressante, elle ne garantit pas la réussite sur une épreuve de plusieurs heures. À mesure que la durée de l'effort augmente, une autre capacité devient déterminante : la durabilité.


Comment maintenir son niveau de performance lorsque la fatigue s'accumule ?

Comment continuer à produire un effort efficace après plusieurs heures de course ? Comment s'alimenter correctement pour éviter que l'organisme ne s'épuise progressivement ?


C'est autour de ces questions que s'articule aujourd'hui une grande partie de la préparation de Solène et Lenny.


Bollé x Ibex outdoor

Bienvenue sur le blog d'Ibex outdoor, agence spécialisée dans l'entraînement en sports d'endurance

Un entraînement construit par un coach professionnel sélectionné avec soin, pour vous accompagner dans votre quotidien de sportif.



Courir longtemps, mais surtout rester efficace ⚡️


Lorsqu'on prépare une épreuve comme la Mi'Hard, l'objectif n'est pas simplement de développer sa capacité à courir longtemps. Il s'agit surtout d'être capable de maintenir un niveau de performance stable malgré l'accumulation de fatigue.


Cette notion de durabilité est aujourd'hui au cœur de nombreuses réflexions dans l'entraînement des sports d'endurance. Deux athlètes peuvent posséder des qualités physiologiques similaires en début d'effort, mais voir leurs performances évoluer très différemment après plusieurs heures de course.


Pour limiter cette dégradation progressive, une partie importante du travail actuel est orientée vers le développement du SV1 et de la durabilité à l'effort.


Le travail autour du SV1 prend notamment la forme d'intervalles relativement longs, réalisés à des intensités proches de celles qui seront rencontrées le jour de la course. Ces séances permettent non seulement de développer les adaptations physiologiques recherchées, mais également de travailler un aspect souvent sous-estimé de la performance en trail : l'alimentation.


Sur une épreuve de plusieurs heures, la capacité à s'alimenter efficacement devient un facteur de réussite majeur. Ces séances offrent donc un terrain idéal pour tester différentes stratégies nutritionnelles et apprendre à consommer régulièrement de l'énergie tout en maintenant l'intensité de l'effort.


Simuler la fatigue avant qu'elle n'arrive 👀


L'autre axe majeur de ce deuxième bloc concerne le développement de la durabilité.


Pour cela, Solène et Lenny réalisent notamment des séances construites autour d'une préfatigue volontaire. Le principe est simple : accumuler d'abord environ 1h30 d'endurance fondamentale avant d'enchaîner avec plusieurs répétitions à intensité modérée, sous la forme de 4 répétitions de 7 minutes en zone 3 avec des récupérations courtes.


L'objectif n'est pas de produire une intensité maximale, mais de reproduire une situation proche de celle rencontrée en course lorsque les heures commencent à s'accumuler. La question n'est plus alors de savoir ce que l'on est capable de faire en étant frais, mais ce que l'on est capable de maintenir lorsque la fatigue est déjà présente.


C'est précisément cette qualité qui fait souvent la différence sur les formats longs et montagneux.


La montagne reprend sa place 🏔️


Depuis plusieurs semaines maintenant, le dénivelé occupe également une place de plus en plus importante dans la préparation.


La Montagn'hard possède une identité très marquée. Les parcours sont exigeants, souvent raides et très spécifiques. Les contraintes musculaires et énergétiques n'ont que peu de points communs avec celles rencontrées sur route ou sur des terrains roulants.


L'objectif n'est donc pas simplement d'accumuler du dénivelé pour accumuler du dénivelé.


Les séances sont progressivement construites sur des terrains dont les caractéristiques se rapprochent le plus possible de celles qui seront rencontrées lors de la course. Pente, durée des ascensions, technicité des descentes et gestion de l'effort deviennent progressivement des éléments centraux de la préparation.


Cette spécificité permet au corps de développer les adaptations nécessaires tout en offrant aux athlètes des repères de plus en plus proches de ceux qu'ils retrouveront au départ de la Mi'Hard.


Faire des bâtons un automatisme 🥢


Autre évolution importante de ce deuxième mois : l'utilisation des bâtons.


Si les bâtons peuvent sembler anecdotiques lorsqu'on les découvre, ils deviennent rapidement un véritable outil de performance sur des parcours montagneux comme ceux de la Montagn'hard.


Solène et Lenny les utilisent désormais sur une grande partie de leurs sorties spécifiques.

L'objectif est simple : ne pas découvrir leur utilisation le jour de la course.


Comme n'importe quelle compétence technique, l'efficacité avec les bâtons s'apprend. Leur utilisation modifie la posture, la coordination et la répartition de l'effort entre le haut et le bas du corps. Plus cette gestuelle devient naturelle, plus elle peut devenir un atout lorsque la fatigue s'installe.


Voir loin pour mieux gérer l'effort 🕶️


Sur un trail de montagne, la performance ne dépend pas uniquement de la condition physique.


La capacité à lire le terrain, anticiper ses appuis et s'adapter aux changements de luminosité influence directement la gestion de l'effort, particulièrement lorsque la fatigue commence à s'accumuler. Depuis le début de la préparation, Solène et Lenny utilisent le modèle C-Icarus de Bollé sur leurs différentes sorties en montagne.


Au fil des semaines, les terrains deviennent plus techniques, les descentes plus longues et les sorties plus exigeantes. Dans ce contexte, le confort visuel et la stabilité prennent une importance croissante. Une bonne lecture du terrain permet d'anticiper davantage, de limiter certaines erreurs techniques et de conserver de la fluidité lorsque les heures s'accumulent. Le modèle C-Icarus accompagne cette démarche avec une construction légère, un maintien fiable et un large champ de vision particulièrement adapté aux pratiques d'endurance outdoor.


L'objectif reste avant tout de tester le matériel dans les conditions réelles de préparation, sur les mêmes sentiers, les mêmes dénivelés et les mêmes contraintes que ceux rencontrés le jour de la course. Car comme l'entraînement, l'équipement ne se découvre pas sur la ligne de départ. Il fait partie intégrante de la préparation.



Solène : entre récupération et reprise de la spécificité ✨


Après son voyage à vélo réalisé au cours du premier mois de préparation, Solène a pris quelques jours pour récupérer et assimiler la charge accumulée.


Avant de retrouver pleinement sa préparation vers la Mi'Hard, elle a pris le départ de la Vallespir Skyrace, où elle termine à une belle quatrième place sur le format 10 kilomètres et 700 mètres de dénivelé positif.


Une course qui lui a permis de renouer avec des efforts plus spécifiques en montagne avant d'entamer une période plus stable à domicile.


Les prochaines semaines seront désormais davantage orientées vers la continuité de la préparation, avec un travail de plus en plus spécifique aux exigences du 50 kilomètres.



Lenny : profiter du terrain de jeu ⛰️


Du côté de Lenny, le mois a été plus discret sur le plan compétitif, mais particulièrement riche sur le plan de l'entraînement.


Installé à Bourg-Saint-Maurice, il profite pleinement de l'arrivée des conditions estivales pour multiplier les heures passées en montagne.


Cette proximité avec le terrain constitue un véritable avantage dans cette phase de préparation. Les longues ascensions, les sentiers techniques et les variations de terrain permettent d'intégrer naturellement une grande partie des contraintes qui seront rencontrées lors de la Montagn'hard.


Une immersion progressive dans l'environnement de la course, qui participe pleinement à la construction de la spécificité recherchée.



Construire les fondations de la seconde moitié de préparation 🧱


À moins de deux mois du départ, la préparation entre désormais dans sa phase la plus spécifique.


Les qualités développées cet hiver servent aujourd'hui de socle. Les prochaines semaines auront pour objectif de les transformer progressivement en performances directement transférables sur le terrain montagne. Durabilité, gestion de l'effort, alimentation, dénivelé, bâtons : tous les éléments commencent désormais à converger vers un même objectif.


Être capable d'aborder la Mi'Hard avec le plus de maîtrise possible, et continuer à avancer efficacement lorsque la montagne commencera réellement à faire la différence.


Structurer sa préparation avec Ibex outdoor

Chez Ibex outdoor, chaque accompagnement s’adapte à votre rythme, vos contraintes et vos ambitions. Qu'importe votre objectif ou votre niveau, notre mission reste la même : vous aider à progresser durablement, sans perdre le plaisir de courir.




1 commentaire


Vuong
Vuong
02 juil.

Absolument ravi de lire cet article ! Vous avez parfaitement réussi à mettre des mots sur ce que je ressens à propos de Bollé et Montagn'hard. C'est tellement rare de trouver un contenu qui traite de ce sujet avec autant de justesse et de profondeur, surtout quand on sait à quel point certains aspects peuvent être difficiles à appréhender. J'ai été particulièrement touché par votre perspective unique, qui offre un regard différent sur des pratiques que l'on pense connaître. Il y a une réflexion sur la durée qui résonne fortement chez moi, et j'avoue que votre analyse m'a donné matière à penser. Ce contenu arrive à un moment crucial pour moi, me permettant de reconsiderer certaines approches. Je sais déjà…


luckyelf

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