La durabilité en endurance : le vrai déterminant de la performance 🚀
- Simon Tissier

- il y a 5 jours
- 24 min de lecture
En endurance, la performance est souvent analysée à travers des indicateurs de potentiel : vitesse maximale, VO₂max, seuils ou puissance. Pourtant, sur le terrain, ces valeurs expliquent rarement à elles seules les écarts de performance dès que la durée de l’effort augmente. Beaucoup d’athlètes « en forme » voient leur allure se dégrader, leur ressenti exploser ou leur économie de mouvement s’effondrer bien avant la fin de l’épreuve.
C’est précisément pour décrire ce phénomène qu’émerge la notion de durabilité. Plus que la capacité à produire un effort, la durabilité décrit la capacité à maintenir une performance donnée dans le temps, malgré la fatigue physiologique, neuromusculaire et mécanique.
En course à pied sur route, en trail et plus encore en ultra, cette capacité devient souvent le déterminant principal de la performance. La durabilité permet de mieux comprendre pourquoi des athlètes aux profils physiologiques proches peuvent obtenir des résultats très différents, et pourquoi certaines stratégies d’entraînement fonctionnent pour les uns mais pas pour les autres.
Longtemps étudiée dans d’autres sports d’endurance comme le cyclisme, la durabilité prend en course à pied une dimension particulière, du fait des contraintes mécaniques et de l’impact répété au sol. En trail, l’ajout du dénivelé et du travail excentrique accentue encore davantages ces mécanismes.
Dans cet article, nous allons définir précisément ce qu’est la durabilité, voir comment elle peut être mesurée et interprétée, distinguer ses différentes formes selon la nature de l’effort, et surtout comprendre comment l’entraînement peut être orienté pour la développer de manière cohérente, en fonction des objectifs et du contexte de pratique.

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Durabilité : définition 🧑🏼🏫
En endurance, la durabilité désigne la capacité à maintenir une performance donnée dans le temps, malgré l’accumulation progressive de la fatigue. Elle ne décrit pas ce qu’un athlète est capable de produire à un instant donné, mais ce qu’il est capable de préserver lorsque la durée de l’effort augmente.
Contrairement aux indicateurs classiques de performance (VO₂max, vitesse maximale, seuils), qui renseignent sur le potentiel physiologique, la durabilité s’intéresse à la dégradation de ce potentiel au fil du temps. Deux athlètes peuvent ainsi présenter des valeurs maximales proches, mais afficher des performances très différentes dès lors que l’effort se prolonge.
Sur le plan scientifique, la durabilité a été formalisée comme la résistance à la dérive physiologique et mécanique observée lors des efforts prolongés. Elle intègre notamment :
la capacité à limiter la dérive cardiorespiratoire,
la préservation de l’économie de mouvement,
la stabilité neuromusculaire,
et la régulation centrale de l’effort.
Maunder et al. (2021) définissent la durabilité comme la capacité à maintenir une intensité relative donnée avec une dégradation minimale des variables physiologiques et de performance au cours du temps. Cette approche permet de dépasser une vision purement instantanée de la performance, pour s’intéresser à sa tenue dans la durée.
En course à pied, la durabilité est particulièrement déterminante du fait des contraintes mécaniques répétées. À mesure que la fatigue s’installe, l’économie de course se dégrade, le coût énergétique augmente et la régulation de l’allure devient plus complexe. En trail, l’ajout du dénivelé et du travail excentrique accentue encore ces phénomènes, faisant de la durabilité un facteur central de la performance.
Il est important de souligner que la durabilité n’est pas une qualité unique ou figée. Elle résulte de l’interaction entre plusieurs composantes — métaboliques, neuromusculaires, mécaniques et centrales — et son expression dépend étroitement de la durée, de l’intensité et du contexte de l’effort.
Cette définition posée, il devient alors essentiel de comprendre comment la durabilité peut être observée, mesurée et interprétée, afin de pouvoir l’utiliser concrètement dans l’analyse de la performance et l’orientation de l’entraînement.
Comment mesurer et objectiver la durabilité ? 📏
Si la durabilité décrit la capacité à maintenir une performance dans le temps, encore faut-il pouvoir l’observer et l’objectiver. Contrairement aux indicateurs de potentiel, elle ne se mesure pas à partir d’une valeur unique, mais à travers l’évolution de plusieurs paramètres au cours d’un effort prolongé. Autrement dit, on ne mesure pas la durabilité à un instant t, mais dans la dynamique de l’effort.
La durabilité comme résistance à la dérive 📈
Sur le plan scientifique, la durabilité est généralement appréhendée à travers la dérive progressive de variables clés, lorsque l’effort se prolonge à intensité constante ou quasi constante. Plus cette dérive est limitée, plus la durabilité est élevée.
Les principales variables observées sont :
la dérive de la performance (vitesse, allure, puissance),
la dérive cardiaque à charge mécanique identique,
la dégradation de l’économie de mouvement,
l’augmentation du coût perceptif de l’effort (RPE).
Maunder et al. (2021) proposent d’évaluer la durabilité comme la capacité à maintenir une intensité relative donnée avec une altération minimale des réponses physiologiques et mécaniques au fil du temps.
Mesurer la durabilité en pratique en course à pied 🏃🏼
En course à pied sur route, la durabilité peut être observée relativement simplement à travers des situations standardisées :
maintien d’une allure donnée sur une durée prolongée,
comparaison des réponses physiologiques entre le début et la fin de l’effort,
observation de la dérive cardiaque à allure stable,
évolution du coût énergétique estimé ou de l’économie de course.
Par exemple, deux athlètes courant à la même allure relative peuvent présenter des réponses très différentes après 60 à 90 minutes : l’un conserve une fréquence cardiaque stable et une foulée efficace, l’autre voit son coût énergétique augmenter et son allure se dégrader. Cette différence reflète directement un écart de durabilité.
Le facteur d’endurance comme expression quantifiable de la durabilité 📊
Parmi les outils disponibles, le facteur d’endurance (FE) constitue une expression particulière et quantifiable de la durabilité. Il décrit la capacité d’un athlète à maintenir une fraction élevée de sa performance maximale lorsque la durée augmente, à partir de relations vitesse–durée ou puissance–durée.
Le FE permet ainsi de :
comparer la décroissance de la performance entre différentes durées,
objectiver la capacité à “tenir” un potentiel donné,
suivre l’évolution de la durabilité dans le temps chez un même athlète.
Il est toutefois important de rappeler que le facteur d’endurance ne résume pas à lui seul la durabilité, notamment en trail où les contraintes mécaniques et neuromusculaires jouent un rôle majeur. Il constitue un outil parmi d’autres, à intégrer dans une lecture plus globale.
Spécificité du trail : une durabilité plus difficile à objectiver 🏔️
En trail, la mesure de la durabilité devient plus complexe. Les variations de terrain, de pente et de vitesse rendent les comparaisons directes plus délicates. La durabilité s’observe alors davantage à travers :
la stabilité de l’intensité relative en montée,
la capacité à maintenir une vitesse ascensionnelle donnée,
la dégradation (ou non) de l’économie en descente,
l’évolution du ressenti d’effort à charge comparable.
Les travaux en trail montrent que la fatigue neuromusculaire induite par le travail excentrique accélère la dégradation de l’économie de course, ce qui rend la durabilité particulièrement discriminante sur ces formats (Giandolini et al., 2016 ; Vernillo et al., 2017).
Une notion à suivre dans le temps ⏳
Enfin, un point essentiel : la durabilité est hautement dépendante du contexte. Elle varie selon :
l’état de fatigue,
la charge récente,
le niveau d’affûtage,
la spécificité de l’entraînement.
Elle doit donc être évaluée :
dans des conditions reproductibles,
sur des périodes comparables,
et surtout dans une logique longitudinale, en comparant un athlète à lui-même.
Cette approche permet de dépasser une simple photographie de la performance pour s’intéresser à sa capacité à résister à la fatigue. Dans la partie suivante, nous verrons qu’il n’existe pas une durabilité unique, mais plusieurs formes de durabilité, qui s’expriment différemment selon l’intensité et la nature de l’effort.
Existe-t-il plusieurs formes de durabilité ? 👀
Parler de durabilité comme d’une qualité unique serait réducteur. Si le principe général — maintenir une performance malgré la fatigue — est commun à toutes les disciplines d’endurance, les mécanismes qui limitent cette capacité varient fortement selon l’intensité et la durée de l’effort.
Autrement dit, il n’existe pas une durabilité, mais plusieurs expressions d’un même phénomène, qui s’inscrivent sur un continuum allant des efforts courts et intenses aux efforts très longs et à faible intensité.
La durabilité dépend de l’intensité et de la durée de l’effort ⏱️
La nature de la fatigue évolue avec l’intensité. À mesure que l’effort se prolonge ou que l’intensité diminue, les facteurs limitants changent :
sur des efforts courts et intenses, la durabilité est principalement conditionnée par la tolérance à l’intensité et la capacité à limiter la dérive neuromusculaire et métabolique rapide ;
sur des efforts intermédiaires, elle dépend davantage de la stabilité physiologique, de l’économie de mouvement et de la régulation de l’allure ;
sur des efforts très longs, elle est dominée par la gestion de la fatigue cumulative, la tolérance mécanique et la capacité à préserver les systèmes au fil des heures.
Cette distinction est centrale pour comprendre pourquoi un athlète peut être durable sur un format et en difficulté sur un autre, malgré des qualités physiologiques globales élevées.
La durabilité comme continuum plutôt que comme compartiments 🎛️
Il est important de souligner que ces formes de durabilité ne sont pas indépendantes. Elles s’inscrivent sur un continuum, et des adaptations sur un registre peuvent partiellement influencer les autres.
Cependant, les transferts ne sont ni automatiques ni complets. Développer une excellente durabilité sur des efforts courts n’assure pas nécessairement une bonne durabilité sur des formats très longs, en particulier en trail où les contraintes mécaniques et excentriques jouent un rôle majeur.
Les travaux récents sur la durabilité montrent d’ailleurs que les mécanismes responsables de la dégradation de la performance diffèrent selon la durée et l’intensité de l’effort, justifiant une approche différenciée de l’entraînement (Maunder et al., 2021).
Course à pied et contraintes mécaniques spécifiques 🦿
En course à pied, la durabilité est fortement influencée par les contraintes mécaniques répétées. Les impacts au sol, la coordination motrice et l’économie de foulée se dégradent progressivement avec la fatigue, ce qui accélère l’augmentation du coût énergétique.
En trail, cette dimension est amplifiée par :
le travail excentrique en descente,
les variations de pente,
la multiplicité des allures.
Ces éléments expliquent pourquoi la durabilité en trail ne peut pas être appréhendée uniquement à travers des marqueurs métaboliques, et pourquoi elle doit être analysée dans une perspective plus globale.
Une ouverture vers les autres sports d’endurance 🚵🏼
Dans d’autres disciplines d’endurance, comme le cyclisme, la durabilité s’exprime différemment. La contrainte mécanique y est plus stable, ce qui facilite l’observation de la dérive physiologique à puissance constante. Cette différence met en lumière la spécificité de la durabilité en course à pied, où la mécanique du course joue un rôle déterminant dans la dégradation de la performance.
Cette comparaison permet surtout de rappeler que la durabilité est un concept transversal, mais que son expression dépend étroitement du support et du mode de locomotion.
Cette distinction posée, il devient alors possible d’analyser plus précisément comment la durabilité s’exprime selon le type d’effort, en commençant par les efforts courts et intenses.
Durabilité sur des efforts courts et intenses 🥵
Sur des efforts courts et intenses — généralement compris entre quelques minutes et une trentaine de minutes — la durabilité ne se traduit pas par la capacité à tenir sur la durée, mais par la capacité à retarder la dégradation rapide de la performance lorsque l’intensité relative est élevée.
Sur ces formats, la performance est fortement influencée par le potentiel physiologique maximal (VO₂max, vitesse maximale aérobie, puissance aérobie). Toutefois, à potentiel équivalent, des différences notables apparaissent dès que l’effort se prolonge, révélant des écarts de durabilité.
Une durabilité dominée par la tolérance à l’intensité 🔥
Sur ce type d’effort, la fatigue s’installe rapidement. Elle est principalement liée :
à l’accumulation de fatigue métabolique,
à la difficulté à maintenir une production d’énergie élevée,
à la dégradation progressive de la coordination neuromusculaire.
La durabilité correspond alors à la capacité à maintenir une intensité élevée sans chute brutale de la vitesse ou de la puissance. Deux athlètes présentant des valeurs maximales proches peuvent adopter des comportements très différents : l’un stabilise son allure, l’autre subit une décroissance marquée dès les dernières minutes.
Expressions pratiques en course à pied 👟
En course à pied sur route ou en trail court, cette forme de durabilité se manifeste par :
la capacité à maintenir une allure élevée jusqu’au terme de l’effort,
une dérive cardiaque limitée malgré une intensité importante,
la préservation de l’économie de course sous contrainte élevée,
une chute de vitesse modérée en fin d’épreuve.
Sur un 5 km, un 10 km ou un trail court, la performance ne dépend donc pas uniquement de la vitesse maximale atteignable, mais de la capacité à en conserver une fraction élevée sur toute la durée de l’effort.
Lien avec le facteur d’endurance sur les formats courts 📊
Sur ces formats, le facteur d’endurance n’a pas vocation à être maximal. Un facteur d’endurance modéré est souvent observé chez les athlètes performants sur 5–10 km, sans que cela constitue un frein à la performance.
À titre indicatif, chez des profils orientés efforts courts :
un facteur d’endurance situé autour de 0,80 à 0,84 est fréquent,
associé à un plafond physiologique élevé.
Dans ce contexte, la performance repose davantage sur :
la capacité à produire une intensité élevée,
la tolérance à cette intensité,
la stabilité de l’allure à haute intensité, plutôt que sur la capacité à maintenir une fraction très élevée du potentiel sur des durées prolongées.
À l’inverse, un facteur d’endurance très élevé n’est pas nécessairement un avantage décisif sur ces formats, et peut être observé chez des athlètes disposant d’un potentiel maximal plus limité.
Développer la durabilité sur des formats courts et intenses 🚀
Sur les formats courts et intenses (5–10 km, trail court < 1h), la durabilité correspond à la capacité à maintenir une intensité élevée sans chute prématurée de la performance. L’enjeu n’est pas d’augmenter la durée de l’effort, mais de retarder la dégradation de la vitesse, de la puissance ou de la coordination neurmosculaire lorsque l’intensité se situe proche ou légèrement au-dessus du seuil critique.
Principes d’entraînabilité 💡
La durabilité sur ces formats repose principalement sur la tolérance à l’intensité élevée. L’organisme doit apprendre à stabiliser ses réponses physiologiques dans des zones où l’équilibre est fragile. Cela implique des expositions régulières, mais maîtrisées, à des intensités situées autour du seuil haut et du sous-VO₂max, autrement dit proche de SV2.
Un premier levier consiste à stabiliser une intensité élevée suffisamment longtemps pour faire apparaître la fatigue, sans provoquer de rupture. Sur route, cela correspond à des efforts proches de la vitesse critique (environ 90–95 % VMA ou 95–100 % VC). En trail court, l’intensité est calibrée à partir de la fréquence cardiaque, généralement autour de 92–95 % FCmax (Z4).
Un second levier vise à améliorer la tolérance à une intensité légèrement supérieure, afin de retarder la chute de performance en fin d’effort. Ces sollicitations se situent au-dessus de la vitesse critique (95–100 % VMA ou 110–115 % VC) et, en trail, au-delà de 96 % FCmax, sur des durées plus courtes et contrôlées. L'objectif ici est donc clairement de développer le plafond via une sollicitation majeure de VO₂max.
Enfin, introduire une légère pré-fatigue avant ces efforts permet de rapprocher l’entraînement des conditions réelles de compétition, sans allonger inutilement la séance.
Exemples de contenus :
Route : 4 × 8 minutes à 85–90 % VMA (ou 100-105 % VC), récupération courte. Objectif : stabiliser une intensité élevée sans dérive excessive.
Route : 6 × 3 minutes à 95–100 % VMA (ou 110-115 % VC), récupération incomplète. Objectif : améliorer la tolérance à l’intensité et retarder la chute de vitesse.
Trail court : 3 × 10 minutes en montée à 92–95 % FCmax, avec un dernier bloc plus soutenu. Objectif : tenir une intensité élevée en montée malgré la fatigue. Possibilité également d'introduire des series en vallonné avec de la descente. Sur ces series, continuer de se baser sur la FC en plat-montée, mais il est plus favorable de se baser sur le RPE concernant la descente.
Lien avec le facteur d’endurance 📊
Sur ces formats, un facteur d’endurance modéré (≈ 0,80–0,84) est attendu et cohérent. La performance repose avant tout sur la capacité à maintenir une intensité élevée jusqu’au terme de l’effort, plutôt que sur la capacité à tenir très longtemps à intensité modérée.
Développer la durabilité sur des formats courts et intenses revient à apprendre à tenir plus fort plus longtemps, sans rupture, en exposant régulièrement l’athlète à des intensités élevées de manière contrôlée. Cette durabilité est spécifique à ces formats et ne se transfère pas automatiquement aux efforts plus longs.
Durabilité sur des efforts intermédiaires et d’intensité modérée ⛰️
Sur les efforts intermédiaires — typiquement du semi-marathon au marathon, ou du trail moyen-long non ultra — la durabilité devient un déterminant central de la performance.
Contrairement aux formats courts, l’enjeu n’est plus seulement de tolérer une intensité élevée, mais de maintenir une intensité modérée à soutenue pendant une durée prolongée, avec une dégradation minimale de la performance.
C’est sur ce type d’effort que l’on observe les écarts les plus marqués entre des athlètes présentant pourtant des potentiels physiologiques similaires.
Changement de logique par rapport aux formats courts 👀
Sur ces formats, la performance repose moins sur le plafond que sur la capacité à exploiter durablement ce potentiel. L’intensité cible se situe en dessous du seuil haut, mais suffisamment élevée pour rendre toute dérive coûteuse.
Physiologiquement, la durabilité s’exprime ici par :
la capacité à limiter la dérive cardiaque,
la préservation de l’économie de course,
la stabilité de la coordination neuromusculaire,
et la capacité à maintenir une production énergétique efficace dans le temps.
Le rôle central du facteur d’endurance 🎯
C’est sur ces durées que le facteur d’endurance devient réellement discriminant. À potentiel équivalent, un athlète disposant d’un facteur d’endurance plus élevé sera capable de maintenir une fraction plus importante de son potentiel sans dégradation excessive.
À titre indicatif :
sur des efforts intermédiaires, un facteur d’endurance autour de 0,85 à 0,90 est généralement associé à de bonnes capacités de tenue dans le temps,
des valeurs plus basses traduisent souvent une chute de performance précoce dès que la durée augmente.
Sur ces formats, la durabilité ne se joue donc plus dans la capacité à produire de l’intensité, mais dans la capacité à ne pas la perdre.
Principes d’entraînabilité 💡
Développer la durabilité sur ces efforts repose sur un principe fondamental : accumuler du temps de qualité à une intensité proche de l’allure cible, sans basculer dans une fatigue excessive.
L’entraînement doit chercher à :
augmenter le temps passé à intensité modérée à soutenue,
stabiliser les réponses physiologiques sur la durée,
exposer progressivement l’athlète à la fatigue spécifique de ces formats.
Sur route, cela correspond le plus souvent à des intensités situées autour de 80–85 % VMA, ou 90–100 % de la vitesse critique. En trail, l’intensité est préférentiellement calibrée à la fréquence cardiaque, généralement autour de 85–92 % FCmax (Z3 > SV1), selon le profil et le terrain.
Exemples de contenus (illustratifs)
Route : 30 à 50 minutes continues à 90–100 % VC. Objectif : stabiliser l’intensité cible sans dérive marquée.
Route : 2 × 20 minutes à 80–85 % VMA, récupération courte. Objectif : augmenter le temps de soutien à intensité modérée.
Trail long : sortie longue vallonnée avec 2 à 3 blocs de 20 minutes à 88–92 % FCmax, insérés dans un effort plus long. Objectif : maintenir l’intensité sous fatigue progressive.
La notion de durabilité sous fatigue 😴
Un point clé sur ces formats est la capacité à maintenir l’intensité en état de fatigue avancée. Introduire des blocs d’intensité modérée après une phase d’endurance prolongée permet de rapprocher l’entraînement des conditions réelles de course, sans aller jusqu’aux contraintes extrêmes de l’ultra.
Ce type de travail constitue un excellent pont entre les formats intermédiaires et les efforts très longs.
Sur les efforts intermédiaires, la durabilité repose sur la capacité à maintenir une intensité modérée à soutenue pendant longtemps, avec une dégradation minimale de la performance. Le facteur d’endurance devient ici un levier majeur, souvent plus déterminant que le potentiel maximal.
Durabilité sur des efforts très longs et de basse intensité (ultra, trail de montagne) ⛰️
Sur les efforts très longs — ultra-trail, trail de montagne, formats dépassant plusieurs heures — la durabilité devient le déterminant central et non négociable de la performance. À ce stade, il ne s’agit plus de maintenir une intensité élevée, mais de préserver la capacité à produire un effort stable malgré l’accumulation massive de fatigue.
L’intensité relative est plus basse que sur les formats intermédiaires, mais la contrainte globale est bien supérieure en raison :
de la durée,
de la fatigue neuromusculaire liée au dénivelé,
de la charge mécanique excentrique,
de la dérive énergétique, cognitive et motivationnelle.
Une durabilité dominée par la fatigue cumulative 🥱
Sur ces formats, la performance ne se joue pas dans la capacité à “aller vite”, mais dans la capacité à ne pas se dégrader. La durabilité correspond ici à la capacité à maintenir une intensité faible à modérée avec :
une dérive cardiaque contenue,
une économie de déplacement préservée,
une coordination motrice suffisante,
une capacité décisionnelle intacte.
La moindre rupture — musculaire, énergétique ou cognitive — a des conséquences majeures sur la suite de l’épreuve.
Le facteur d’endurance comme clé de lecture 🔑
Sur les efforts très longs, le facteur d’endurance devient hautement discriminant. À potentiel physiologique équivalent, l’athlète capable de maintenir une fraction élevée de ce potentiel sur plusieurs heures dispose d’un avantage décisif.
À titre indicatif :
un facteur d’endurance ≥ 0,90 est fréquemment observé chez les athlètes performants sur trail long et ultra,
des valeurs plus basses traduisent souvent une chute progressive mais inexorable de l’intensité au fil des heures.
Sur ces formats, la performance repose donc moins sur le plafond que sur la stabilité de l’exploitation du potentiel.
Principes d’entraînabilité spécifiques à l’ultra 💡
Développer la durabilité sur ultra repose sur une logique différente des formats plus courts. L’entraînement doit viser à augmenter la tolérance à la fatigue globale, plutôt qu’à stimuler intensément un système isolé.
Les leviers principaux sont :
l’augmentation progressive du temps passé à basse intensité,
l’exposition répétée à la fatigue neuromusculaire, notamment excentrique,
la capacité à maintenir une intensité stable sous fatigue avancée,
la répétition de situations proches de celles de la course.
L’intensité cible se situe majoritairement sous le seuil ventilatoire 1 (SV1). En trail, cela correspond le plus souvent à une plage autour de 75–85 % FCmax, avec de larges variations liées au terrain et au dénivelé, mais également en fonction des profils. Il n'est à ce jour pas possible de cibler précisément un % de FCmax relatif à SV1 sans mesure des échanges gazeux.
Construire la durabilité par l’accumulation contrôlée 📈
Contrairement aux formats courts, la durabilité ultra ne se développe pas par des efforts isolés, mais par l’accumulation progressive de fatigue maîtrisée. Cela implique :
des sorties longues de durée croissante,
des enchaînements de séances sur plusieurs jours,
une augmentation graduelle du volume réalisé en conditions spécifiques.
Par exemple, concentrer une part importante du volume hebdomadaire sur un même week-end permet d’exposer l’athlète à une fatigue cumulative proche de celle rencontrée en compétition, sans basculer dans un stress excessif lorsqu’elle est bien dosée.
Maintenir une intensité sous fatigue : un levier clé 🧱
Sur ultra, la capacité à maintenir une intensité modérée après plusieurs heures d’effort constitue un marqueur fort de durabilité. Introduire ponctuellement des blocs à intensité légèrement supérieure à l’allure cible, réalisés en état de fatigue préalable, permet de renforcer cette capacité sans chercher à augmenter l’intensité globale.
Ces contenus servent avant tout à stabiliser les réponses physiologiques et mécaniques lorsque la fatigue est déjà installée.
Sur les efforts très longs et de basse intensité, la durabilité correspond à la capacité à résister à la fatigue cumulative sur plusieurs heures, en maintenant un effort stable, économiquement et mécaniquement viable. Le facteur d’endurance devient ici un déterminant majeur, souvent bien plus influent que le potentiel physiologique maximal.
Le FULT : un marqueur clé de la durabilité fonctionnelle 🔖
Parmi les marqueurs utilisés pour étudier la durabilité, le FULT (Fatigue-related Upper Limit Threshold - Seuil supérieur de durabilité) occupe une place particulière. Il ne s’agit pas d’un seuil au sens classique, mais d’un point de bascule au-delà duquel la dégradation des paramètres physiologiques s’accélère sous l’effet de la fatigue.
Le FULT (Fatigue-related Upper Limit Threshold), ou seuil supérieur de durabilité lié à la fatigue, désigne l’intensité maximale qu’un athlète peut maintenir sans dégradation rapide de ses paramètres physiologiques lorsque la fatigue s’installe. Il peut être quantifié comme la fraction du potentiel aérobie mobilisable au niveau du seuil, selon la relation suivante :
FULT = VO₂ au seuil / VO₂peak, exprimée en valeur relative ou en pourcentage.
Le FULT est notamment mobilisé dans les travaux de Hunter et al., en particulier dans « Durability as an index of endurance exercise performance: methodological considerations » (Experimental Physiology, 2025), où les auteurs décrivent le FULT comme une intensité au-delà de laquelle les variables physiologiques (VO₂, fréquence cardiaque, économie) deviennent instables sous fatigue prolongée.
FULT et durabilité : une relation directe 🔄
Contrairement aux seuils ventilatoires ou métaboliques mesurés à l’état frais, le FULT émerge dans un contexte de fatigue. Il correspond à l’intensité maximale qu’un athlète peut maintenir sans entrer dans une dérive physiologique rapide et irréversible.
Dans « Durability of parameters associated with endurance running performance » (European Journal of Sport Science, 2025), Hunter & Muniz-Pumares montrent que, chez des coureurs de marathon, certaines intensités initialement soutenables deviennent non durables après un effort prolongé, en raison de la dégradation des seuils et de l’économie de course.
Cette observation s’inscrit pleinement dans la logique du FULT : ce n’est pas l’intensité “théorique” qui compte, mais l’intensité encore soutenable une fois la fatigue installée.
FULT, facteur d’endurance et profils d’athlètes 👤
Le FULT permet également de mieux comprendre les différences interindividuelles de durabilité. À potentiel physiologique équivalent, deux athlètes peuvent présenter :
des seuils similaires à l’état frais,
mais des FULT très différents une fois soumis à un effort prolongé.
Un athlète disposant d’un facteur d’endurance élevé sera capable de maintenir une intensité proche de son seuil initial plus longtemps avant d’atteindre son FULT. À l’inverse, un facteur d’endurance plus faible se traduit souvent par un FULT plus bas, révélant une moindre capacité à préserver les déterminants de la performance sous fatigue.
Cette interaction entre FE et FULT renforce l’idée que la durabilité ne peut être réduite à un seul indicateur, mais doit être lue comme un ensemble cohérent de réponses à la fatigue.
Intérêt du FULT pour l’analyse terrain (route et trail) 🧑🏼🔬
Dans leur revue méthodologique, Hunter et al. (2025) soulignent que le FULT constitue un outil conceptuel pertinent pour interpréter la dérive physiologique observée sur le terrain, notamment lors :
de sorties longues à intensité stable,
d’efforts continus proches de l’allure cible,
ou de compétitions de longue durée.
En trail, bien que le FULT soit plus difficile à isoler en raison de la variabilité du terrain, la logique reste la même : il correspond au point à partir duquel l’intensité n’est plus durable mécaniquement et neuromusculairement, en particulier sous l’effet des contraintes excentriques décrites par Giandolini et al., dans « Fatigue associated with prolonged graded running », et Vernillo et al., dans « Biomechanics and physiology of uphill and downhill running » .
Ce que le FULT apporte à la lecture de la durabilité 📖
L’intégration du FULT permet de dépasser une lecture statique des seuils et d’introduire une notion essentielle : toute intensité n’est durable que dans un contexte donné de fatigue. Deux athlètes courant à la même allure peuvent se situer de part et d’autre de leur FULT, expliquant des écarts majeurs de performance dans la seconde moitié d’une course.
Le FULT devient ainsi un marqueur fonctionnel de durabilité, particulièrement pertinent pour analyser les performances sur marathon, trail long et ultra, là où la fatigue modifie profondément la hiérarchie des intensités soutenables.
Analyse des principaux travaux scientifiques sur la durabilité en endurance 🔬
La durabilité : un concept désormais clairement formalisé ✅
La définition moderne de la durabilité repose principalement sur les travaux de Maunder, Kilding et Plews, dans l’article « Durability: An emerging concept in endurance performance » (Sports Medicine, 2021). Les auteurs définissent la durabilité comme la capacité d’un athlète à résister à la dégradation des déterminants physiologiques et de la performance au cours d’un exercice prolongé.
Cette approche marque une rupture avec les modèles traditionnels centrés sur des mesures réalisées à l’état frais (VO₂max, seuils, économie), en introduisant une dimension dynamique : ce qui importe n’est plus uniquement le niveau initial, mais la stabilité de ce niveau sous fatigue.
Cette vision est renforcée par Hunter et al., dans « Durability as an index of endurance exercise performance: methodological considerations » (Experimental Physiology, 2025), où les auteurs insistent sur le fait que la performance en endurance ne peut être correctement interprétée sans considérer l’évolution des paramètres physiologiques dans le temps.
Comment la durabilité est mesurée dans la littérature scientifique 👨🏻🔬
Dans « Durability as an index of endurance exercise performance: methodological considerations », Hunter et al. (2025) proposent une synthèse des méthodes actuellement utilisées pour étudier la durabilité.
Ils distinguent deux grandes approches :
Approche PRE–POST fatigueLes variables physiologiques (VO₂peak, seuils, économie) sont mesurées avant puis après un protocole fatigant standardisé. La durabilité est alors évaluée via l’ampleur de la dégradation observée.
Approche dynamique pendant l’effortLa durabilité est quantifiée par les dérives physiologiques observées au cours d’un exercice prolongé à intensité constante (par exemple dérive de la fréquence cardiaque ou du coût énergétique).
Les auteurs soulignent que la durée et l’intensité du protocole fatigant conditionnent fortement la durabilité observée, ce qui complique les comparaisons entre études si ces paramètres ne sont pas strictement contrôlés.
Cette observation soutient directement l’approche développée dans cet article, qui distingue la durabilité selon le type d’effort (court, intermédiaire, ultra) plutôt que de rechercher une valeur universelle.
Lien entre durabilité et performance en course à pied sur route 🛣️
Une contribution majeure sur le plan appliqué est proposée par Hunter et Muniz-Pumares, dans « Durability of parameters associated with endurance running performance » (European Journal of Sport Science, 2025).
Dans cette étude menée chez des coureurs de marathon, les auteurs évaluent plusieurs marqueurs physiologiques avant et après un protocole de 90 minutes de course à intensité soutenue. Ils observent notamment :
une diminution significative du VO₂peak,
une baisse de la vitesse au seuil,
et surtout une relation entre la durabilité de la vitesse au seuil (ampleur de la chute PRE→POST) et la performance marathon.
Les athlètes capables de maintenir une vitesse de seuil plus stable sous fatigue sont ceux qui réalisent les meilleures performances en compétition. À l’inverse, certains indicateurs terrain, comme le simple découplage fréquence cardiaque–vitesse, ne se révèlent pas systématiquement prédictifs dans ce protocole précis.
Ces résultats appuient clairement l’idée que, sur des formats intermédiaires et longs, la performance dépend fortement de la capacité à limiter la dégradation des déterminants clés.
Spécificités de la durabilité en trail et en terrain vallonné ⛰️
La durabilité en trail ne peut être interprétée uniquement à travers le prisme métabolique. Les travaux de Giandolini et al., dans « Fatigue associated with prolonged graded running » (Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 2016), montrent que la course prolongée sur terrain vallonné induit une fatigue neuromusculaire importante, liée notamment aux contractions excentriques répétées en descente.
Les auteurs mettent en évidence :
une altération marquée de la production de force,
une dégradation de l’économie de course,
et des stratégies motrices adaptatives visant à limiter les contraintes mécaniques sous fatigue.
Ces résultats sont complétés par la revue de Vernillo et al., « Biomechanics and physiology of uphill and downhill running » (Sports Medicine, 2017), qui décrit en détail les différences biomécaniques et physiologiques entre montée et descente.
Vernillo et al. montrent que la montée est dominée par la production de travail concentrique, tandis que la descente impose une dissipation d’énergie via des contractions excentriques, entraînant des mécanismes de fatigue spécifiques. Ces contraintes expliquent pourquoi la durabilité en trail est fortement dépendante de la tolérance neuromusculaire et mécanique.
Ces travaux justifient pleinement la distinction opérée dans cet article entre durabilité route et durabilité trail, et l’impossibilité de transposer directement les modèles d’entraînement.
Ce que la littérature permet d’affirmer — et ce qu’elle impose de nuancer 🎛️
Éléments solidement étayés par la littérature :
La durabilité constitue un concept pertinent pour comprendre la performance en endurance, comme l’ont montré Maunder et al., dans « Durability: An emerging concept in endurance performance ».
La capacité à limiter la dégradation des seuils et des paramètres clés est associée à la performance sur des formats prolongés, comme l’illustrent Hunter & Muniz-Pumares, dans « Durability of parameters associated with endurance running performance » .
En trail, la durabilité est fortement conditionnée par la fatigue neuromusculaire et mécanique induite par la pente, comme montré par Giandolini et al. et Vernillo et al. .
Limites clairement identifiées :
Il n’existe pas encore de méthode standardisée unique pour mesurer la durabilité, comme souligné par Hunter et al., dans « Durability as an index of endurance exercise performance: methodological considerations ».
Les indicateurs terrain doivent être interprétés avec prudence, car ils sont sensibles au contexte et aux facteurs externes (environnement, nutrition, terrain)
La littérature scientifique récente converge vers une idée centrale : la performance en endurance ne se résume pas au potentiel physiologique mesuré à l’état frais, mais dépend largement de la capacité à maintenir ce potentiel sous fatigue. Les travaux de Maunder, Hunter, Giandolini et Vernillo fournissent un cadre solide pour comprendre la durabilité, tout en soulignant la nécessité d’adapter son interprétation au type d’effort et au contexte de pratique.
Comment nous utilisons la durabilité au quotidien 🧑🏼🍳
Chez Ibex, la durabilité n’est pas un concept théorique ajouté a posteriori à l’entraînement. Elle constitue un fil conducteur dans la manière dont nous analysons, planifions et ajustons la préparation des athlètes, quel que soit leur niveau ou leur discipline (route, trail, ultra).
Notre approche repose sur une idée simple : la performance ne se résume pas à ce qu’un athlète est capable de produire à l’état frais, mais à ce qu’il est capable de maintenir dans le temps, sous fatigue et dans son contexte réel de pratique.
Une lecture individualisée de la durabilité 🤝🏼
Nous n’utilisons pas la durabilité comme un indicateur unique ou figé, mais comme un outil de lecture du profil de l’athlète. Selon l’objectif visé, l’historique d’entraînement et le contexte de vie, la durabilité ne s’exprime pas de la même manière.
Un coureur orienté formats courts n’a pas les mêmes besoins ni les mêmes contraintes qu’un athlète d’ultra. Notre rôle consiste à identifier quelle forme de durabilité est pertinente, à quel moment de la saison, et à quel degré elle doit être développée ou simplement entretenue.
Des tests réguliers, intégrés à la planification 🔄
La durabilité ne se mesure pas une fois pour toutes. Elle évolue au fil de la préparation, de la charge, de la fatigue et de la récupération. C’est pourquoi nous intégrons des tests réguliers, adaptés au profil et à la discipline de l’athlète.
Ces tests ne sont pas pensés comme des évaluations ponctuelles, mais comme des points de repère dynamiques, permettant d’observer :
la stabilité des intensités soutenables,
l’évolution des dérives sous fatigue,
la cohérence entre potentiel et capacité à le maintenir.
L’objectif n’est pas de multiplier les métriques, mais de suivre celles qui ont un sens fonctionnel pour l’athlète concerné.
L’échange athlète–coach au cœur de l’analyse 💬
La durabilité ne se lit pas uniquement dans les données. Elle s’exprime aussi à travers les sensations, la perception de l’effort, la capacité à encaisser les blocs de charge et à enchaîner les semaines sans rupture.
Les échanges réguliers avec l’athlète sont donc centraux dans notre fonctionnement. Ils permettent de confronter les indicateurs objectifs à la réalité du terrain, d’identifier précocement les signaux de dérive, et d’ajuster la charge avant que la fatigue ne s’installe durablement.
Une adaptation permanente de l’entraînement 📊
Loin des plans figés, notre approche repose sur une adaptation continue. La planification n’est jamais une contrainte rigide, mais un cadre évolutif qui s’ajuste :
à la réponse individuelle à la charge,
aux contraintes professionnelles et personnelles,
aux imprévus (fatigue, stress, disponibilité),
à l’évolution des objectifs intermédiaires.
La durabilité devient alors un critère de régulation, permettant de décider quand pousser, quand stabiliser, et quand alléger.
Des métriques adaptées à chaque athlète 🎛️
Nous ne cherchons pas à imposer les mêmes indicateurs à tous. Selon le profil, la discipline et le niveau d’expertise, certaines métriques seront pertinentes, d’autres non.
L’enjeu est de choisir des outils compréhensibles, utiles et actionnables, qui aident l’athlète à mieux se connaître et à progresser, sans surcharge informationnelle ni interprétation anxiogène.
Une planification pensée pour durer 🚀
Enfin, la durabilité s’exprime aussi dans la manière dont l’entraînement s’intègre au quotidien. Une préparation performante mais incompatible avec l’équilibre de vie n’est pas durable, au sens le plus fondamental du terme.
Chez Ibex, la planification tient compte :
du temps réellement disponible,
du niveau de récupération possible,
des objectifs sportifs à court, moyen et long terme.
L’objectif n’est pas d’en faire toujours plus, mais de faire juste, en construisant une progression qui respecte à la fois la physiologie, le mental et le contexte de l’athlète.
Structurer sa préparation avec Ibex outdoor
Chez Ibex outdoor, chaque accompagnement s’adapte à votre rythme, vos contraintes et vos ambitions. Qu'importe votre objectif ou votre niveau, notre mission reste la même : vous aider à progresser durablement, sans perdre le plaisir de courir.



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